16. April 2013 · Kommentare deaktiviert für Algerien, Oran-Adrar: 200 Flüchtlinge in Wüstenlager abgeschoben · Kategorien: Algerien · Tags: ,

200 Menschen, überwiegend Frauen und Kinder, die der algerische Staat als Flüchtlinge betrachtet, wurden aus der algerischen Küstenstadt in Sahara-Lager bei der Wüstenstadt Adrar gebracht. Es handelt sich vor allem um nigrische und malische Flüchtlinge, die bereits mindestens einmal aus Oran in die Sahara deportiert worden waren.

Le Quotidien d’Oran, 16.04.2013
Ils ont disparu des rues d’Oran : 200 Subsahariens reconduits vers les frontières sud

par K. Assia

Deux cents Subsahariens viennent d’être reconduits vers les régions du Sud, précisément vers les camps d’accueil d’Adrar. L’opération pilotée par les services de la direction des Affaires sociales et les services de la police s’est déroulée, sans aucun incident, vu que toutes les conditions ont été réunies pour leur transit vers ces centres. Cette solution au problème, tant attendue par les habitants, a permis de libérer plusieurs artères jusque-là envahies par ces familles, à l’exemple des alentours du palais des Expositions et d’autres rues de la capitale de l’ouest du pays. Malgré les différentes opérations de transfert vers les centres d’accueil du Sud, ces subsahariens ont toujours fui ces camps pour se retrouver dans les rues d’Oran. Une ville qu’ils considèrent comme un lieu idéal pour survivre même s’ils utilisent parfois la mendicité qui reste, pour eux, la seule alternative pour nourrir leurs enfants. Depuis le mois de septembre dernier, trois opérations de transfert ont été menées par les services concernés mais malheureusement elles n’ont jamais abouti. Ces Subsahariens ont toujours déserté le Sud pour venir à Oran, explique-t-on du côté de la DAS. Une réalité amère à laquelle de nombreux responsables ont été confrontés. Face à ce flux de migrants, la capitale de l’ouest du pays est devenue impuissante à faire face à ce phénomène qui ne cesse de prendre de l’ampleur. Les Subsahariens ont réussi à investir plusieurs rues et quartiers de la ville. A priori, rien ne semble les dissuader malgré les actions prises par la direction des affaires sociales pour lutter efficacement contre ce phénomène. Certains habitants soucieux des conséquences que peut générer ce fléau ont lancé un appel aux pouvoirs publics pour que des mesures urgentes soient prises afin d’éviter l’irréparable. Pendant des mois, des dizaines de femmes accompagnées de leurs enfants en bas âge ont squatté l’avenue Chakib Arselane, transformant cette artère en un dépotoir. Après avoir fui, dans un premier temps, le centre d’accueil de Boufatis, les Subsahariens représentés principalement par des Nigériens et des Maliens devaient être transférés vers la zone industrielle de Hassi Ameur Les services de la wilaya d’Oran avaient, rappelons-le, retenu un camp d’accueil devant les abriter. Une action qui n’a pas abouti puisque les Subsahariens ont réinvesti les différents quartiers de la ville dont les alentours de la gare routière de Yaghmoracen. Ces réfugiés ont pénétré par la frontière algéro-nigérienne, en passant par Tamanrasset, puis Ghardaïa pour enfin atterrir à Oran. Face à l’anarchie résultant de ce squat d’espaces publics, les autorités locales ont décidé de réagir en tentant de stopper le phénomène avec pour solution le transfert de ces réfugiés. Depuis le début de l’opération en octobre dernier, ils sont plus de 219 réfugiés à avoir été transférés vers la wilaya de Tamanrasset. Plusieurs autocars ont été mobilisés pour assurer le transfert des familles vers les régions frontalières. Des actions qui, apparemment, n’ont pas donné leurs fruits puisque ces familles ont réinvesti les rues d’Oran. Les responsables locaux précisent que ces Subsahariens ont le statut de réfugiés et par conséquent n’ont pas le droit de quitter ces centres d’accueil qui leurs sont destinés. Les responsables du Sud doivent trouver des solutions pour que ce transfert soit notifié et appliqué.

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