18. April 2013 · Kommentare deaktiviert für Algerien: chinesische, koreanische und illegalisierte afrikanische Arbeitskräfte, Beispiel Oran · Kategorien: Algerien · Tags:

Originaires d’une trentaine de pays : Plus de 11.000 employés étrangers recensés
par J. Boukraâ

http://www.lequotidien-oran.com/index.php?news=5181901

Le lancement de nombreux grands projets à Oran, notamment dans le secteur du bâtiment et des travaux publics, a fait que le taux de l’insertion de la main-d’œuvre étrangère a sensiblement augmenté, au cours de ces dernières années. Pas moins de 11.500 employés étrangers ont été recensés à Oran. Pour le seul secteur du bâtiment et des travaux publics et hydrauliques (BTPH), près de 6.000 employés, qui y exercent, ont été recensés. Les trois autres secteurs d’activité, à savoir l’industrie, l’artisanat et les services agricoles, employaient respectivement 5.683, 40 et 33 ouvriers. Ces employés sont originaires d’une trentaine de pays. Les ressortissants chinois sont en tête avec près de 6.000 employés, suivis par les Philippins et les Coréens dont le nombre est respectivement de 1.624 personnes pour les premiers et 390 autres venus du deuxième pays. Outre les pays sus-cités, on retrouve aussi dans différents secteurs d’activité, à Oran, des Japonais, des Turcs, des Syriens et des Espagnols. Avant d’être recrutés, les personnes actives d’origine étrangère doivent être munies d’un permis de travail délivré au préalable par le service des étrangers de la wilaya. Cependant, les chiffres avancés par les services concernés ne reflètent pas la réalité. Beaucoup d’étrangers, venant notamment d’Afrique subsaharienne, travaillent dans le secteur informel. Il s’agit généralement d’immigrés qui n’ont pas réussi à se rendre en Europe et qui se retrouvent coincés dans le pays, en situation irrégulière, obligés de travailler «au noir». Toutefois, les services concernés essayent de contenir les flux de la main-d’œuvre étrangère dans la wilaya d’Oran et ce, dans le cadre de l’application de la réglementation relative au recrutement et qui stipule que la main-d’œuvre locale doit constituer 70% du personnel. Pour maîtriser les flux migratoires de la main-d’œuvre étrangère en Algérie, les pouvoirs publics ont décidé d’accorder la priorité en matière de recrutement aux compétences algériennes. D’ailleurs, le gouvernement a promulgué un décret exécutif n°09-272 du 9 Ramadhan 1430 correspondant au 30 août 2009, modifiant et complétant le décret n°86-276 du 11 novembre 1986, pour fixer de nouvelles conditions de recrutement des personnels étrangers dans les services de l’Etat, des collectivités locales, établissements, organismes et entreprises publiques. Ce texte de loi traite désormais les fonctionnaires étrangers recrutés en Algérie sur le même pied d’égalité que les nationaux. Autre cause de ces amendements est que le personnel étranger était favorisé par rapport aux compétences nationales. Une «injustice» qui avait poussé de nombreuses compétences nationales à choisir d’autres cieux. Par ailleurs, le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale avait indiqué, l’année dernière, que l’octroi de permis de travail à la main-d’œuvre étrangère est tributaire de la formation de la main-d’œuvre nationale, estimant que le taux de main-d’œuvre étrangère en Algérie est «très faible» par rapport aux autres pays, d’une part, et par rapport au nombre total de la main-d’œuvre nationale, d’autre part.

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