25. Mai 2013 · Kommentare deaktiviert für UNHCR fordert Öffnung der Grenzen für syrische Flüchtlinge · Kategorien: Syrien, Türkei · Tags:

HCR, 24 mai 2013

LE HCR DEMANDE à TOUS LES ETATS DE CESSER DE FERMER LEURS FRONTIèRES AUX SYRIENS

UNHCR CONCERNED ABOUT SYRIANS STUCK AT BORDER, REITERATES CALL FOR INTERNATIONAL SUPPORT

GENEVA, May 24 (UNHCR) – The UN refugee agency on Friday called on countries around Syria to keep their borders open for refugees while stressing that „urgent and robust“ international support for host countries and aid organizations was vital.

Amid worsening violence inside Syria, UNHCR expects the number of refugees – currently more than 1.5 million – to continue climbing steeply and put more pressure on host countries such as Lebanon, Jordan, Turkey and Iraq, UNHCR spokesperson Melissa Fleming told journalists in Geneva.

While commending the governments of neighbouring countries for hosting so many people, she said UNHCR was concerned about reports that many Syrians trying to flee might be stuck at the border in extremely dangerous areas. „We are also disturbed by accounts indicating there may be restrictions imposed on those wishing to leave Syria,“ Fleming said.

The spokesperson reiterated a call on all parties to protect civilians and allow safe passage for those wishing to flee. She said that while UNHCR acknowledged the legitimate concerns of neighbouring countries, „it is essential that civilians fleeing violence have access to safety under all circumstances also in accordance to international law.“

She said UNHCR urged all countries, not just those bordering Syria, to keep their borders open to offer protection to Syrian refugees.

Fleming also said it was critical that the international community „provides urgent and robust support to refugee hosting countries and humanitarian operations to enable them to continue to receive and address the growing needs of Syrian refugees. These countries should not be left to shoulder the burden alone.“

UNHCR and its partners are stepping up efforts and appealing for new funds to support the refugee population with life-saving and life-sustaining assistance.

http://www.unhcr.org/519f40b79.html

ATS 24 mai 2013

Syrie : le HCR appelle à garder les frontières ouvertes aux réfugiés

Le Haut Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) a demandé vendredi que le fardeau des réfugiés syriens ne repose pas uniquement sur les pays voisins de la Syrie. Plus d’1,5 million de réfugiés syriens ont trouvé refuge au Liban, en Turquie, en Jordanie et en Irak.

Selon une porte-parole du Programme alimentaire mondial (PAM), Elisabeth Byrs, l’agence de l’ONU prévoit d’aider jusqu’à 3,6 millions de réfugiés syriens d’ici la fin de l’année.

„Alors que le conflit s’aggrave en Syrie, le HCR s’attend à ce qu’un nombre de plus en plus grand de civils cherche de l’aide à l’extérieur des frontières“, a affirmé la porte-parole du HCR Melissa Fleming. Elle n’a toutefois pas confirmé le chiffre du PAM à ce stade. Un appel révisé sera lancé le 7 juin à Genève pour les six prochains mois.

Flux interrompu vers la Jordanie

Le HCR s’est déclaré préoccupé par le fait que beaucoup de Syriens qui tentent de fuir sont tenus éloignés des frontières dans des zones très dangereuses. Depuis une semaine, pratiquement aucun Syrien ne s’est présenté à la frontière jordanienne, contre 2000 en moyenne chaque jour auparavant.

„La frontière jordanienne reste ouverte, mais les civils qui fuient sont sans doute retenus par des combats très intenses, on ne peut que spéculer“, a dit Mme Fleming. Le HCR a aussi des informations selon lesquelles des Syriens désireux de fuir en sont dissuadés par diverses restrictions.

„Nous encourageons tous les pays, pas seulement ceux qui entourent la Syrie, à garder leurs frontières ouvertes et à offrir une protection aux réfugiés syriens“, a encore déclaré Mme Fleming.

http://www.romandie.com/news/n/Syrie_le_HCR

Anafé & Gisti (France), 4 février 2013

Quand la France tente d’empêcher les Syriens de fuir

Sans faire de bruit, la France a décidé d’imposer des visas aux Syriens qui souhaiteraient transiter par son territoire pour rejoindre un autre État. Solidaire avec l’opposition en Syrie, mais peu encline à étendre cette solidarité aux Syriens qui aspirent à bénéficier d’une protection sur son propre territoire.

Depuis le début du mois de janvier 2013, les sites web de plusieurs consulats français, comme celui du Liban, de la Turquie ou du Koweït, indiquent qu’« à compter du 15 janvier 2013, les ressortissants syriens se dirigeant vers un pays hors de l’espace Schengen en transitant par les aéroports français devront être munis d’un visa de transit aéroportuaire » (VTA).

Devant la difficulté pour obtenir un tel visa, cette obligation entrave sciemment la possibilité pour les Syriens d’échapper au conflit qui fait rage dans leur pays. Surtout, elle permet à la France de renvoyer vers leur pays de départ les personnes dépourvues de ce visa et, par la même occasion, elle restreint la possibilité pour certains Syriens de déposer une demande d’asile auprès de la France, à l’occasion de leur transit par un aéroport français.

Cette décision s’appuierait sur le Code Communautaire des visas, qui prévoit l’adoption d’une telle mesure « en cas d’urgence due à un afflux massif de migrants clandestins ». Pourtant, de toute évidence, les Syriens qui cherchent à fuir leur pays ne peuvent être assimilés à des « migrants clandestins ».

Cette décision porte atteinte à l’exercice du droit d’asile pour les personnes fuyant des persécutions. Elle expose également ces personnes à des menaces sur leur vie et leur liberté en cas de renvoi vers un pays tiers qui lui-même les renverrait en Syrie.

L’Anafé et le Gisti saisissent donc le Conseil d’État pour faire cesser cette atteinte grave et manifestement illégale aux droits fondamentaux de ces personnes.

4 février 2013
Compléments d’informations

Le procédé n’est pas nouveau : depuis le milieu des années 1990, les États européens, et la France plus que tous les autres, se servent, à l’encontre des ressortissants de certains pays ciblés, du visa de transit aéroportuaire comme d’un instrument pour dissuader l’arrivée de demandeurs d’asile sur leur sol.
La France est – de très loin – le pays qui a instauré le plus de VTA, ayant ajouté 23 pays à la liste commune. Sont ainsi notamment soumis à cette obligation les pays suivants : Angola, Burkina Faso, Cameroun, Colombie, Congo Brazzaville, Côte d’Ivoire, Cuba, Djibouti, Gambie, Guinée, Guinée-Bissau, Haïti, Inde, Libéria, Mali, Mauritanie, Pérou, République dominicaine, Togo, Sénégal, Sierra Leone, Soudan, Tchad, ainsi que les titulaires du document de voyage pour les réfugiés palestiniens et les ressortissants russes provenant d’un aéroport situé en Ukraine, Biélorussie, Moldavie, Turquie et Égypte.

http://www.gisti.org/

Anafé & Gisti (France), 25 mars 2013

Le Conseil d’État abandonne les réfugiés syriens à leur sort… en volant au secours du gouvernement français

En janvier dernier, sans la moindre publicité, le gouvernement français a décidé d’imposer aux Syriens souhaitant transiter par un aéroport français l’obtention préalable d’un « visa de transit aéroportuaire » (« VTA »). Ce visa, particulièrement difficile à demander dans le contexte de désorganisation politique de la région et à obtenir, à supposer que l’on parvienne à avoir accès aux autorités consulaires françaises, est devenu indispensable pour monter dans un avion transitant par un aéroport français, ou éviter d’en être refoulé vers le pays de provenance. De toute évidence, cette obligation entrave la possibilité pour des Syriens d’échapper à la répression, à la guerre, ou de sortir des camps des pays limitrophes où près d’un million d’entre eux survivent dans des conditions indignes et dans la plus grande insécurité.

Le but avoué de cette mesure ? Éviter que des Syriens ne déposent une demande d’asile à l’occasion de leur transit par un aéroport français. Le prétexte ? Le code communautaire des visas, qui permet aux États membres d’adopter une telle mesure « en cas d’urgence due à un afflux massif de migrants clandestins ». Prétexte fallacieux car il n’y a aucun afflux massif de Syriens dans les aéroports français (environ 350 Syriens maintenus en zone d’attente en 2012, sur un total d’environ 9 000). En tout état de cause, un demandeur d’asile n’est en aucun cas un « clandestin ». Pour l’Anafé et le Gisti, qui ont porté l’affaire devant le Conseil d’État, il ne fait guère de doute que cette mesure manifestement illégale porte atteinte à l’exercice du droit d’asile et expose des personnes ainsi empêchées de fuir à des menaces sur leur vie et leur liberté en cas de renvoi vers un pays tiers qui lui-même les renverrait très probablement en Syrie.

Par deux ordonnances, le Conseil d’État en a jugé autrement [1]. Tout en reconnaissant que le ministre de l’Intérieur avait agi illégalement en mettant à exécution une mesure qui n’avait reçu aucune publicité, il a pour le reste entériné les thèses gouvernementales : dès lors que plusieurs centaines de Syriens avaient demandé des visas dans les consulats des pays limitrophes et que le nombre de demandeurs d’asile était passé à… 180 (!) en 2012, le gouvernement a pu estimer que la condition d’urgence qui permet d’instaurer des VTA « pour éviter un afflux massif de migrants clandestins » était remplie ; il a jugé, contre l’évidence, que la mesure ne portait « par elle-même » aucune atteinte au droit d’asile ; et pour terminer, il a considéré que s’il y avait bien urgence pour le gouvernement à endiguer un afflux massif (imaginaire), il n’y avait en revanche aucune urgence à suspendre la mesure prise.

Les défenseurs des droits de l’Homme, eux, ne manqueront pas de s’interroger sur le rôle d’un juge qui préfère voler au secours du gouvernement et couvrir ses illégalités que se soucier du sort des réfugiés syriens dont les témoignages d’ONG ou ceux du HCR nous rappellent chaque jour à quel point il est dramatique.

http://www.gisti.org/

„le Monde“ (France), 23 mai 2013

La Turquie veut construire un mur de sécurité à sa frontière avec la Syrie

La Turquie a décidé de construire un „mur de sécurité“ sur une petite partie de sa longue frontière avec la Syrie afin de mieux la surveiller, a indiqué jeudi le ministre turc des douanes et du commerce, Hayati Yazici.

Ce mur, long de 2,5 km, sera érigé dans une zone située aux environs du poste-frontière de Cilvegözü, dans la province de Hatay (sud), en face du village syrien de Bab Al-Hawa, a expliqué M. Yazici sur la chaîne d’information NTV. „Il s’agira de barbelés et d’un mur sur lequel seront installées des caméras de surveillance“ pour empêcher les infiltrations depuis la Syrie, a-t-il dit. Cette construction vise à „maximiser la sécurité dans cette zone“.

Un attentat à la voiture piégée attribué par Ankara au régime de Damas avait fait dix-sept morts et trente blessés le 11 février dernier au poste-frontière de Cilvegözü.

400 000 RÉFUGIÉS SYRIENS

Les autorités turques ont par ailleurs décidé mardi de restreindre pendant une période d’un mois les entrées et sorties au seul poste-frontière avec la Syrie encore contrôlé par le gouvernement de Bachar Al-Assad, à la suite du double attentat à la voiture piégée qui a fait cinquante et un morts le 11 mai dernier à Reyhanli.

Seuls les ressortissants turcs venant de Syrie et les non-Syriens transitant par la Turquie seront autorisés à franchir le poste de Yayladagi, à 90 km de Reyhanli.

La Turquie a imputé l’attaque de Reyhanli à un groupuscule clandestin d’extrême gauche turc lié, selon ses responsables, aux services de renseignement du régime du président syrien, Bachar Al-Assad, ce que ce dernier a démenti.

La Turquie soutient les rebelles syriens et a appelé au départ du président Al-Assad. Elle accueille sur son sol quelque 400 000 réfugiés syriens.

Reuters 21 mai 2013

Jordan keeps out Syrian refugees in border clampdown

by Suleiman Al-Khalidi

AMMAN, May 21 (Reuters) – Jordan has turned away thousands of Syrian refugees in the past week in the first such clampdown since the crisis in Syria began more than two years ago, diplomats, activists and aid workers said on Tuesday.

Jordan, due to host an international conference on Syria on Wednesday, has already taken in 473,587 Syrians out of a total of 1.5 million who have fled the conflict in an exodus that has accelerated in the past four months, U.N. figures show.

All four unofficial crossing points used by refugees trying to escape bombardments in the southern province of Deraa have been closed for the past six days, refugees and aid workers say, although the official frontier post at Jaber remained open.

They said Syrian families trying to pass into Jordan from the rebel-held border villages of Nasib and Tel Shehab had been turned away with no reason given by the Jordanians.

„The Jordanian authorities have stopped receiving refugees whatever their circumstance, except the wounded“, Abu Hussein al-Zubi, a Syrian aid worker contacted by phone in Nasib, where he said at least 1,000 refugees were stranded.

„There are now many refugees gathering on the border trying to enter Jordan and waiting for the border to open“, he said.

The daily exodus is facilitated by Syrian rebels and Jordanian troops on either side of a border marked only by a barbed wire barrier and Jordanian sentry towers.

A Western diplomat linked the closure to security measures before Wednesday’s „Friends of Syria“ meeting in Amman, where foreign ministers of Western and Gulf states opposed to Assad will discuss the quest for a political solution in Syria.

„The Jordanians are worried about security issues (and) are sending signals to the international community highlighting the huge refugee burden they are now shouldering“, he said.

Resource-poor Jordan has long sought to win more outside help in its struggle to cope with the vast influx of refugees.

In Geneva, a U.N. official said it was important that Jordan keep its borders open to refugees.

„Of course we are discussing with everybody, we are discussing with the Jordanian government to make sure that people are able to cross without facing any difficulty to reach safety wherever they are“, Panos Moumtzis, regional coordinator of the U.N. refugee agency UNHCR, told a news briefing.

UNHCR’s representative in Jordan, Andrew Harper, confirmed to Reuters that the refugee flow had slowed to a trickle in the last few days, but said the reasons were not clear.

„What we are pretty sure of is that the refugees are not coming to the border. At the moment the access routes to the border are closed“, he said.

Harper said fewer than 30 refugees had arrived in the last three days, compared to the usual 1,000 to 2,000 a day, but said Jordan had told UNHCR it was not turning back refugees.

„The Jordanians are saying the flow is restricted on the other side … and that people are not actually getting to the border, whether that is true or not“, he said.

Jordanian officials have made no public comment.

U.N. agencies say privately they cannot verify what happens at the border because they only register refugees when they arrive at Zaatari camp, which houses more than 100,000 people and is by far the largest Syrian refugee camp in the region.

Harper said much more needed to be done to expand relief efforts inside southern Syria to relieve the burden on Jordan, where resources are stretched to the utmost.

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