27. Juni 2013 · Kommentare deaktiviert für Tunesien, Schließung Lager Choucha, Pressekonferenz FTDES, Video · Kategorien: Tunesien · Tags: ,
video of press conference by FTDES [arabic and french]:

http://www.youtube.com/watch?v=iTD0-lgH3vY&feature=youtu.be

http://www.youtube.com/watch?v=5VYdGxLasFA&feature=c4-overview&list=UUh5gdDbuZd5TsVD8ue3m87g

http://www.youtube.com/watch?v=zam9tK8675A&list=UUh5gdDbuZd5TsVD8ue3m87g
press release:

Tunis, le 27 juin 2013

Le camp de Choucha, ouvert en 2011, a accueilli plusieurs milliers de
personnes arrivées de Libye. Durant plus de deux ans, plusieurs ONGs ainsi
que les populations sont venu en aide aux réfugiés. Cependant, plusieurs
incidents ont entaché l'histoire de ce camp. Des réfugiés ont perdu la
vie, d'autres ont perdu toute opportunité de continuer une vie normale
dans un pays stable et sûr. Les rejets de demande d'asile et de
réinstallation concernent encore plusieurs centaines de personnes.

Aucun
État et aucune organisation internationale n'a pris de mesure pour que
l'ensemble des réfugiés trouve une solution dans un pays doté d'un système
d'asile effectif. Cela malgré le fait qu'aucune loi sur l'asile n'existe
en Tunisie. De plus, de nombreuses erreurs d'appréciation des dossiers
d'asile de la part du HCR ont été relevées sans que ces personnes ne
bénéficient de ré-examen. Enfin, les coupures d'eau et d'électricité ainsi
que l'absence de distribution de nourriture pour les réfugiés
non-statutaires a encore accentué la vulnérabilité de ces personnes. Le
FTDES s'adresse donc en premier lieu au HCR ainsi qu'aux États de
potentielle réinstallation afin d'assurer que les quelques centaines de
personnes qui vivent encore au camp bénéficient d'une réinstallation pour
les statutaires et d'une réouverture de leur dossier pour les
non-statutaires.

Parallèlement, la Tunisia a réagi à la situation humanitaire, mais n'a
prévu aucun statut juridique garantissant des droits à cette population. A
ce jour, nous ne comptons aucune garantie solution de carte de séjour ou
de relogement pour les habitants du camp qui devront le quitter. Le bilan
du camp de Choucha est donc sombre, et les conséquences de sa fermeture
risquent de l'être pareillement si aucune mesure urgente n'est prise.
Devant le retrait des organisations internationales du camp de Choucha
nous appelons donc à régulariser le séjour et à trouver une solution
d'hébergement d'urgence pour l'ensemble des réfugiés qui se trouvent au
camp de Choucha.

Sans que ces mesures soient prises dans les plus brefs délais, les
réfugiés risquent de se trouver en Tunisie sans logement ni possibilité de
travailler légalement, d'avoir accès à la justice, à l'éducation ou à la
santé. Vulnérables et sans possibilité de circuler sur le territoire, ces
personnes pourront se retrouver victimes d'actes racistes sans possibilité
de porter plainte. Qu'adviendra-t-il des enfants des réfugiés qui, ne
pouvant se tourner vers leurs ambassades, ne pourront non plus bénéficier
de la nationalité tunisienne ? Devrons nous voir grandir en Tunisie une
génération de sans-droits et d'apatrides ?

Devant cette situation le FTDES condamne fermement l'irresponsabilité du
HCR, des pays qui n'ont pas ou trop peu accueilli ces réfugiés en danger.
Nous demandons :

la réouverture des dossiers des réfugiés dont la demande d'asile a été
rejetée
la réinstallation de tous les réfugiés dans des pays dotés de systèmes
d'asile effectifs
le logement d'urgence et la régularisation du séjour de toutes les
personnes vivant à Choucha

Le Président,
Abderrahmane Hedhili

Contacts presse:

Nicanor Haon: (+216)52701871

Alaa Talbi: (+216) 22255432
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