29. Oktober 2017 · Kommentare deaktiviert für Dans une lettre poignante, ces migrants tunisiens bloqués à Lampedusa dénoncent l’injustice des politiques migratoires · Kategorien: Italien, Tunesien · Tags: ,

After the increasing number of migrants reaching Italy from Tunisia during the last 2 months, the Tunisian and Italian governments had „a deal“ and they accelerated the process of deportation, they deported 120 during the last week and they intend to deport more during the next weeks.

The Tunisians in Lampedusa are kept in inhuman and difficult conditions in detention centers and the italian authorities preparing to deport them.

Since two days most of them are in a hunger strike and their health condition is getting worse every hour. They wrote different statements refusing the deportation and asking for their right to stay and for the freedom of movement. Their Families in Tunisia are protesting and asking for the same things.

Huffpost Tunisie | 28.10.2017

„Nos rêves ne sont pas différents de la jeunesse européenne qui jouit d’une liberté de mouvement dans notre pays et ailleurs, à la recherche d’autres expériences mais aussi pour promouvoir la liberté, la justice sociale et la paix“.

Dans cette lettre poignante envoyée au Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES), des migrants tunisiens déplorent les conditions inhumaines dont ils font preuve au camp de Lampedusa et dénoncent également l’injustice des politiques migratoires, qui les poussent vers les dangers de la migration non-réglementaire.

Originaires de Redayef, „là où a émergé le soulèvement du bassin minier en 2008“, précisent-ils, et d’autres régions de la Tunisie, ces migrants se trouvent dans le centre d’hébergement des migrants sur l’île de Lampedusa „dans des conditions humanitaires difficiles“.

„Nous avons dû abandonner notre rêve de 2008 d’un État démocratique qui garantit la liberté, la dignité et la justice sociale“ et ont dû prendre „cette route devenue dangereuse à cause des politiques migratoires européennes, qui ferment les frontières à nos rêves et à nos ambitions de tenter une nouvelle expérience d’une manière réglementaire“.

Conscients des dangers et de l’insécurité qui les attendent, ils ont malgré cela décidé de partir. C’est „en raison de l’absence d’horizons dans notre pays et de l’échec des politiques économiques et sociales ainsi que l’absence de mécanismes garantissant la migration régulière“, exposent-ils dans la même lettre.

Bloqués dans le camp de Lampedusa et menacés de rapatriement forcé, ces Tunisiens dénoncent une disposition „en contradiction avec les conventions internationales qui garantissent la liberté de mobilité“.

„Nous appelons les personnes libres qui défendent l’existence d’un autre monde où dominent les valeurs universelles et la solidarité de nous soutenir. Parce que tandis que votre argent et vos biens circulent librement dans nos pays d’origine, vous emprisonnez nos rêves derrière vos murs“, sur ces quelques mots s’achève la lettre signée par les: „Victimes des politiques économiques et sociales mondiales; Victimes des politiques migratoires injustes“.

En chiffres

  • Selon le ministère des Affaires sociales, près de 1500 migrants tunisiens ont clandestinement atteint les plages italiennes pendant la première quinzaine d’octobre. Le nombre aurait atteint 1800 jusqu’au 18 octobre dernier.
  • Dans une interview accordée à la TAP, le secrétaire d’État auprès du ministre des Affaires sociales chargé de la migration et des tunisiens à l’étranger, Adel Jarboui, a déclaré qu’entre le 10 et le 14 Octobre 2017, le centre d’accueil de l’île de Lampedusa a reçu pas moins de 845 migrants tunisiens, dont 93 mineurs.
  • Entre janvier et septembre 2017, le nombre de Tunisiens arrivé en Italie d’une façon non réglementaire, selon l’Organisation internationale pour les migrations, était de 2700, dont 1400 sont arrivés au mois de septembre. Ce chiffre était de 1200 en 2016 et de 880 en 2015, indique le FTDES dans le cadre d’une conférence de presse tenue ce lundi 9 octobre 2017, pour présenter son rapport sur l’immigration clandestine.
  • 67% des personnes qui ont quitté le sol tunisien de façon non règlementaire étaient âgées entre 20 et 30 ans. La plupart d’entre eux étaient des jeunes non diplômés au chômage ou dans des emplois précaires, précise le FTDES.

 

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