06. März 2018 · Kommentare deaktiviert für G5-Sahel schlittert in die Krise? · Kategorien: Afrika, Frankreich, Mali, Mauretanien, Niger, Tschad · Tags: ,

Das Internet-Portal Lefaso.net und die lokale Presse zeigen Hintergründe zu dem Doppel-Anschlag vom 02.03.2018 in Ougadougou auf. Es handelte sich offensichtlich um einen Angriff auf die Sitzung des G5-Sahel-Militärkommandos und der französischen Militäroperation Barkhane, die kurzfristig auf den Vorabend des Anschlags vorverlegt worden war. Lefaso.net weist darauf hin, dass es den Dschihadisten in den letzten Monaten gelungen sei, alte antikolonialistische Hierarchien im Sahel auf ihre Seite zu ziehen. Französische Todeskommandos hätten vor zwei Wochen auch Notabeln dieses neuen Bündnisses getroffen.

Die UNO weist darauf hin, dass der Sahel zunehmend der westlichen Militärintervention entgleitet und die Ernährungssituation der dortigen Bevölkerung immer katastrophaler wird. Die Huffingtonpost ordnet die militärischen Ereignisse im Sahel in ein Weltszenario ein, das sich der größten Krise seit dem zweiten Weltkrieg nähere und an den Vorabend des Ersten Weltkriegs erinnere.

Lefaso.net | 06.03.2018

Iyad Ag Ghali : L’ancien hôte devenu bourreau

C’est donc lui, ‘’notre’’ ancien hôte qui avait gîte et couvert avant 2014 dans le quartier huppé de Ouaga 2000 qui est devenu notre bourreau ! Maintenant dirigeant de la coalition djihadiste Nusrat al-Islam wal-Muslimin (Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans), il a revendiqué la double attaque du 2 mars 2018 dans la capitale. Il s’est accoquiné avec des hommes politiques qui ont depuis traversé la frontière. Il a établi des relations incestueuses d’affaires avec des officiers supérieurs de notre armée, depuis en geôles, ou toujours dans les rangs.

Ouagadougou est devenu le lieu de pèlerinage pour les chefs d’Etat africains et autres personnalités. Ils viennent aux lendemains des attentats pour présenter leurs condoléances au président du Faso et au peuple burkinabè encore victime. Ce 5 mars 2018, ce sont les présidents nigérien et togolais qui ont fait le voyage. Le même et triste manège depuis quelques années.

Et pourtant ceux qui endeuillent les burkinabè, connaissent bien notre pays pour y avoir séjourné.

Le peuple burkinabè se souviendra que certains de ses fils, ont ouvert le pays à des bandits armés. Ils ont semé mort et désolation au Mali, mais ont été reçus et choyés à Ouagadougou. Il ne s’agit pas de revenir éternellement sur le passé, mais comment comprendre ce qui nous arrive sans mise en perspective des événements ?
Ouagadougou était devenu la base arrière des rebelles (en réalité terroristes) enturbannés maliens. Ils négociaient la libération des otages, peaufinaient des stratégies de déstabilisation de l’Etat malien et d’occupation du Nord de ce pays frontalier du Burkina. Tout cela se faisait sous la barbe et avec la complicité des autorités politiques de l’époque.

D’ailleurs dans le communiqué de revendication de l’attaque, les auteurs cachent mal les motivations de leurs manœuvres. Le GSIM ‘’conseille’’ de revenir à la politique de l’ex président, Blaise Compaoré qui selon lui avait « une certaine neutralité à l’égard de la lutte des moudjahidines contre la France et ses alliés ». Sic !

Des assaillants en terrain connu

Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans est né il y a un an (2 mars 2017). C’est le résultat de la fusion des groupes Ansar Dine, dirigé par le Malien Iyad Ag Ghali, al-Mourabitoune de l’Algérien Mokhtar Belmokhtar, et l’Emirat du Sahara, une branche d’al-Qaïda au Maghreb islamique.

Le mouvement terroriste explique dans son communiqué que l’attaque de Ouaga est une réponse à l’expédition française menée dans le nord du Mali, à la frontière avec l’Algérie. C’était le 14 février exactement. Partant de cette base, la double attaque de l’Etat-major général des armées, et de l’ambassade de France a été préparé en deux semaines. Il faut connaitre le terrain, pour mener une telle mission. Qui mieux que Iyad Ag Ghali, parmi ses acolytes de Mokhtar Belmokhtar et autres pour connaitre la capitale burkinabè, l’armée burkinabè, et comment s’y prendre ?

C’est là qu’intervient l’hypothèse des complicités internes. Le vendredi 2 mars, la tenue de la réunion à l’Etat-major était connue des assaillants. Mais, heureusement apprend-on, elle a été avancée d’un jour et s’est tenue la veille ; un changement de calendrier de dernière minute que n’avaient sans doute pas les assaillants.

Aussi, selon nos confrères du journal Le Pays, 400 uniformes militaires avaient été volés en mars 2017 dans un magasin d’habillement militaire, suite à un cambriolage. Et il ressort que les assaillants à l’Etat-major étaient habillés en tenue terre du Burkina, celle que les militaires burkinabè portent.

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Le Monde Afrique | 03.03.2018

L’ONU inquiète pour le Mali

Un rapport pointe la perte de contrôle du pays au profit des djihadistes et des groupes armés. Les experts souhaitent faire pression sur l’exécutif malien pour qu’il applique ses engagements.

L’insécurité au Mali « continue à se développer et gagne de façon progressive le centre du pays », affirme un rapport intermédiaire de l’ONU vendredi 2 mars, en précisant que plusieurs signataires de l’accord politique de 2015 reconnaissent perdre de leurs pouvoirs.
Des représentants des groupes armés Plateforme et CMA (Coordination du mouvement de l’Azawad) ont constaté un « déclin progressif de leur influence dans des zones qui étaient traditionnellement sous leur contrôle direct ou indirect », précise ce rapport d’experts onusiens, remis aux 15 membres du Conseil de sécurité et auquel l’AFP a eu accès. « De telles pertes de contrôle territorial, ajoutées à une fragmentation croissante des groupes armés en fonction de leurs ethnies, et en conséquence le développement de groupes armés non-signataires, représentent aujourd’hui la plus grande menace à l’application de l’accord » d’Alger de 2015, jugent ces experts.

Aucune sanction à ce jour

Ces spécialistes sont chargés du régime de sanctions relatif au Mali institué l’été dernier par l’ONU afin de faire pression sur les signataires de l’accord de 2015, dont l’exécutif malien, pour qu’ils appliquent leurs engagements. A ce jour, aucune sanction contre un individu ou une entité n’a été prise et les experts n’en recommandent pas dans leur document intermédiaire.

Selon un diplomate s’exprimant sous couvert d’anonymat, le groupe d’experts « juge que toutes les parties sont responsables des retards actuels » à l’application de l’accord. Mais qu’à ce stade, « le processus n’est pas bloqué à un point où aucune avancée ne pourrait plus être réalisée », estime la même source. Le rapport final de ces experts est attendu d’ici au 1er septembre.

Leur document intermédiaire souligne aussi que la montée en puissance de la force multinationale antidjihadiste G5-Sahel (Mali, Burkina, Niger, Tchad et Mauritanie) va de pair avec des « menaces terroristes croissantes de l’Etat islamique dans le Grand Sahara (ISGS) et de Ansar al-Islam », notamment dans la région frontalière entre le Burkina Faso, le Mali et le Niger.

Attentat au Burkina

Cette région est le cœur d’action de la force G5-Sahel en cours de création. Vendredi, un attentat à Ouagadougou à la voiture piégée visait « peut-être » une réunion militaire du G5-Sahel, selon le ministre burkinabé de la Sécurité, Clément Sawadogo.

En dépit de l’accord de 2015, « la situation humanitaire dans le nord et le centre du pays reste volatile, instable et une détérioration continue persiste », ajoute le texte.

« A travers le pays, environ 4,1 millions de personnes ont besoin d’une aide humanitaire », indiquent enfin les experts, qui prévoient dans les prochaines semaines de se rendre en Europe (Paris, Bruxelles, La Haye), avant un nouveau voyage au Mali et ultérieurement à Alger, Dakar, Niamey et Nouakchott.

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Huffpost | 05.03.2018

Nos dirigeants, ces somnambules dans un monde au bord du précipice

Cette semaine folle aura vu, sur tous les fronts, un déferlement d’événements d’une exceptionnelle gravité pour la stabilité et la paix du monde.

Pierre Lellouche

A peine était-il connu que le résultat du référendum des militants SPD, favorable à la poursuite de la grande coalition avec Angela Merkel, était bruyamment salué ce dimanche par le Président français.

Enfin! Après plus de cinq mois d’incertitude, l’Allemagne aurait donc un gouvernement et Emmanuel Macron pourra –espère-t-il– relancer son grand plan de refonte de l’Europe.

Ce „ouf“ de soulagement sera pourtant la seule bonne nouvelle –au demeurant toute relative– à laquelle le Président pourra se raccrocher, à l’issue d’une semaine folle qui aura vu, sur tous les fronts, un déferlement d’événements d’une exceptionnelle gravité pour la stabilité et la paix du monde.

Qu’on en juge plutôt:

  • Le dimanche précédent, le comité central du parti communiste chinois annonçait la dictature à vie du Président Xi Jinping, venant ainsi brutalement doucher tous les espoirs nourris en Occident depuis vingt ans de voir la Chine, à mesure qu’elle libéralisait son économie, s’ouvrir aussi sur le plan politique et rejoindre peu à peu l’ordre „libéral et démocratique“ porté par les grandes nations démocratiques. Au lieu de cela, la Chine intensifie sa montée en puissance militaire (le budget de défense augmente cette année de 8%, deuxième budget après les États-Unis) et géostratégique en Asie mais également en Afrique et jusqu’en Europe, en faisant peser chaque jour davantage l’ombre portée de son immense puissance financière et commerciale. Peu à peu Américains et Européens commencent à ouvrir les yeux: la Chine se pose en compétiteur global, en future superpuissance dominante à l’échelle mondiale.
  • Le lendemain, lundi, un rapport de l’ONU indiquait que la Corée du Nord, qui poursuit son programme nucléaire, contribuait directement à l’armement chimique du régime syrien, toujours utilisé contre les populations civiles.
  • Mardi, devant le congrès américain, l’amiral Mike Rogers, patron de la NSA, annonce que faute de moyens supplémentaires alloués par le Président Trump, la Russie va continuer à mener une guerre cybernétique quasiment ouverte contre les démocraties occidentales. Quelques jours auparavant, le Procureur Spécial Mueller, fait sans précédent, avait inculpé treize ressortissants et organisations russes proches du Kremlin, pour avoir directement interféré de façon clandestine dans le déroulé de l’élection présidentielle américaine (l’acte d’inculpation de 37 pages a été publié sur le site du Ministère de la Justice américain et mérite d’être lu et médité…).
  • Le lendemain, mercredi, dans son discours sur l’État de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine, à quelques jours de l’élection présidentielle du 18 mars, annonce un programme de réarmement nucléaire sans précédent depuis la fin de la Guerre Froide. Jouant à fond de la fibre nationaliste du peuple russe, Poutine déclare que la Russie n’était pas considérée, ni même écoutée: „elle le sera désormais“. Pour cela, Poutine commente lui-même des images de synthèse où sont montrés en action des armements radicalement révolutionnaires: nouveaux missiles intercontinentaux hypersoniques, nouveaux missiles de croisière à propulsion nucléaire (vous avez bien lu) et autres sous-marin miniatures robotisés. Le tout étant destiné à rendre obsolètes toutes les défenses antimissiles actuellement déployées ou envisagées par les États-Unis. A montrer que la superpuissance russe est bien de retour. Bluff ou pas, la course aux armements nucléaires est donc relancée et prendra une toute autre dimension avec le développement ultra-rapide d’armements spatiaux, cybernétiques, et de l’intelligence artificielle. Ce nouvel arsenal russe, combiné, si l’on ose dire, à la nouvelle posture nucléaire américaine annoncée le mois dernier, privilégiant l’emploi de nouvelles armes nucléaires de faible intensité, augure mal de la survie de la „vieille“ stabilité stratégique de la guerre froide, au bon vieux temps de la doctrine „MAD“ dite de la destruction mutuelle assurée. Pour l’Europe, qui ne s’en est pas encore rendue compte, c’est le retour (en pire) du cauchemar des Pershing et des SS-20 du début des années 1980, avec une nouvelle fois le spectre de servir potentiellement de champ de bataille nucléaire aux deux grands.
  • Mais ce n’est pas tout. Le lendemain jeudi, Trump choisit de déclencher sans préavis une nouvelle guerre commerciale planétaire, avec l’annonce d’une augmentation spectaculaire des tarifs douaniers américains sur l’acier et l’aluminium importés, (respectivement +25% et +10%) entraînant une avalanche de menaces de rétorsion de la part des Européens et des Chinois. A noter que tout cela se déroule sur un arrière-fond de crise financière et boursière larvée, comme on a pu le voir au cours des dix premiers jours de février, où, sans raison apparente et encore moins compréhensible, les cours de Wall Street et des principales places se sont brutalement effondrées.
  • A la veille du week-end, le discours confus de Theresa May sur le Brexit n’a en rien éclairé la suite de ce premier divorce désastreux entre une Union européenne malade et l’un de ses membres.
  • Et dimanche, l’Italie votait sur fond de crise migratoire, de souffrance économique et de sentiment anti-européen, en se dirigeant là encore vers une situation de crise permanente.

J’oubliais: pendant ce temps, les djihadistes attaquaient Ouagadougou, montrant toutes les limites de l’intervention militaire française Barkhane (décidée sous François Hollande) et hélas devenue permanente au Sahel, tandis que continuait la guerre en Syrie sur tous les fronts, Turcs contre Kurdes à Afrine, Russes et forces loyalistes contre les djihadistes et les civils de la Ghouta, banlieue de Damas, au mépris de la résolution que venait de voter à grand peine le Conseil de Sécurité de l’ONU. Avec en arrière-plan, le conflit larvé entre Iran et Arabie saoudite au Yémen et surtout le risque à tout moment d’une escalade entre Israéliens et Iraniens.

Dans ce contexte mondial d’une gravité sans précédent, de remontée du populisme et de régimes autoritaires, de crises financières et commerciales, de mouvements migratoires massifs, de nouvelles courses aux armements, la perte de contrôle des grandes puissances occidentales sur les nouveaux acteurs régionaux n’en apparaît que plus dangereuse.

Chaque jour qui passe donne à la Syrie et au Moyen-Orient de méchantes allures des Balkans du début du XXème siècle. Comme il y a cent ans, aucune des puissances extérieures ne souhaite l’escalade et la guerre totale, pas plus sans doute que la plupart (sinon tous) des dirigeants des puissances régionales directement impliquées dans le conflit.

Reste que, comme il y a cent ans, les dirigeants de notre monde réduits à l’impuissance ne contrôlent en rien les événements et donnent l’impression plutôt de les subir, de n’être en somme que des „somnambules“ en quête de leurs rêves, comme l’analysait l’historien britannique Christopher Clark dans son magistral ouvrage sur les origines du premier conflit mondial.

Jamais, en tout cas depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale, la situation du monde n’a été aussi grave, aussi proche du précipice. Souhaitons que nos somnambules se réveillent avant qu’il ne soit trop tard.

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NZZ | 06.03.2018

Verunsicherung und Paranoia in Burkina Faso

Bei den Ermittlungen nach dem Anschlag in Ouagadougou geraten Verbindungen der Terroristen zur Armee und zum Putschgeneral Gilbert Diendéré ins Zentrum der Aufmerksamkeit. Auch Verschwörungstheorien kursieren.

David Signer

Eine Terrorbande namens «Gruppe für die Unterstützung des Islam und der Muslime» (GSIM) hat die Verantwortung für den Anschlag in Ouagadougou vom Freitag übernommen. Bei der Attacke in der Hauptstadt von Burkina Faso wurden acht Sicherheitskräfte sowie acht Angreifer getötet, rund achtzig weitere Personen erlitten Verletzungen. Die jihadistische Gruppierung GSIM ist ein in Mali beheimateter Ableger von al-Kaida. Sie wurde erst vor einem Jahr als Zusammenschluss verschiedener Organisationen gegründet. Ihr Anführer ist der malische Targi Iyad Ag Ghali, der zugleich der islamistischen Gruppe Ansar al-Dine vorsteht.

Komplizen in der Armeespitze

Der Angriff am Freitag begann mit Männern, die im Stadtzentrum aus einem Auto sprangen und wahllos auf Passanten schossen. Dann versuchten sie die französische Botschaft zu stürmen. Zur gleichen Zeit explodierte eine Autobombe beim Hauptquartier der Armee. Die Explosion richtete beträchtlichen Schaden an und zerstörte einen Raum, in dem zu diesem Zeitpunkt ein Treffen der Armeeführung über die internationale antijihadistische Truppe G5 Sahel stattfinden sollte. Die Zusammenkunft war im letzten Moment in einen anderen Raum verlegt worden.

Offenbar trugen die Angreifer Militäruniformen. So gelang es ihnen, am Hintereingang die Wächter des schwer gesicherten Gebäudes auszutricksen und in den Innenhof vorzudringen. Gleichzeitig eröffneten die Terroristen von aussen das Feuer, töteten einen Wächter und warfen eine Granate auf den Posten. Dann fuhren sie mit dem Fahrzeug, das mit Sprengstoff beladen war, vor den Sitzungssaal und brachten die Bombe zur Explosion.

Dies alles legt die Vermutung nahe, dass die Angreifer das Hauptquartier gut kannten oder sogar Verbündete in der Armee hatten. Die zuständigen Behörden äusserten denn auch den Verdacht, dass hochrangige Militärvertreter in die Attacke involviert gewesen seien.

Der lange Schatten Compaorés

Gut möglich ist auch, dass ein Zusammenhang mit dem misslungenen Staatsstreich vom Oktober 2015 besteht. Damals wurde der General Gilbert Diendéré von den Putschisten an die Spitze einer selbsternannten Regierung gesetzt, musste sich dann aber der eigenen Armee ergeben. Diendéré war die rechte Hand des Präsidenten Blaise Compaoré gewesen, der im Oktober 2014 nach 27 Jahren durch einen Volksaufstand aus dem Amt gejagt wurde. Der Putsch von 2015 war der Versuch seiner Garde, ihrer endgültigen Entmachtung zuvorzukommen. Der Prozess gegen den früheren Geheimdienstchef Diendéré hätte am 27. Februar dieses Jahres beginnen sollen, wurde aber vertagt, nachdem seine Anwälte aus Protest gegen angebliche Formfehler den Saal verlassen hatten. In Ouagadougou kursiert die These, dass der Angriff von Kreisen um Diendéré in Auftrag gegeben wurde, um Druck auf den Staat in Hinblick auf seine Freilassung auszuüben. Dem heute im Ausland lebenden Compaoré und seiner Entourage wurden immer wieder Kontakte zu Jihadisten, insbesondere in Mali, nachgesagt. Nach dieser Lesart wäre der Angriff auf die französische Botschaft lediglich ein Ablenkungsmanöver gewesen, um der Attacke das für islamistische Terrorakte typische antiwestliche Aussehen zu verpassen, während es in Wirklichkeit um etwas anderes ging.

Die Tatsache, dass die französische Botschaft und auch das in der Nähe des Armeehauptquartiers liegende Institut français keine grösseren Schäden erlitten, gibt Verschwörungstheorien Auftrieb. In Ouagadougou gibt es nicht wenige, die «die Franzosen» hinter den Anschlägen vermuten. Die Hypothese ist allerdings unplausibel, da der Angriff offensichtlich dem G5-Sahel-Treffen galt. Die französische Regierung ist die treibende Kraft hinter dem Militärbündnis, das neben Burkina Faso auch Tschad, Mali, Mauretanien und Niger umfasst.

Ende November 2015 wurde Roch Marc Kaboré zum neuen Staatschef gewählt. Er war gerade einmal zwei Wochen im Amt, als ein Anschlag auf ein Hotel in Ouagadougou 29 Todesopfer forderte, unter ihnen auch zwei Schweizer. Letzten August wurden bei einer Attacke auf ein Restaurant knapp 20 Personen getötet. Möglicherweise bestand zwischen den Jihadisten und der Compaoré-Clique – inklusive Diendérés und anderer hoher Militärs – ein Pakt, der unter Kaboré nun nicht mehr gilt.

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