15. März 2018 · Kommentare deaktiviert für Abschiebungen nach Mali: Demonstranten greifen algerische Botschaft an · Kategorien: Algerien, Mali · Tags: ,

Le Quotidien d’Oran | 14.03.2018

Expulsions de migrants: Violentes manifestations devant l’ambassade de l’Algérie au Mali

par Moncef Wafi

L’expulsion des migrants subsahariens est en train de déborder à l’international et la position de l’Algérie, de plus en plus fragile, par rapport à ce sujet.

Après la condamnation des ONG nationales et internationales des rafles visant des immigrés en situation irrégulière, l’interpellation d’Alger sur ce dossier par les instances onusiennes, les réactions s’enchaînent et prennent une tournure violente.

Selon le Snapap, l’Algérie a remis, en janvier dernier, un rapport au Comité de travailleurs migrants (CMW) à Genève, dans lequel, elle assure que les migrants, en situation irrégulière ne font pas l’objet d’expulsion collective, et que la loi algérienne interdit cette pratique et que les migrants bénéficient de tous leurs droits et de leur liberté. «Le Comité va se réunir le 10 avril prochain à Genève, pour examiner la réponse du gouvernement et la confronter avec la pratique réelle», indique notamment le syndicat. Selon le quotidien d’information malien ‘Le Combat‘, plusieurs centaines d’expulsés maliens ont manifesté, lundi dernier, devant l’ambassade de l’Algérie au Mali pour protester contre leurs conditions d’expulsions qualifiées d’inhumaines. Des traitements souvent condamnés par le Conseil supérieur de la diaspora malienne (CSDM). Le 30 septembre 2017, le président du CSDM, Chérif Mohamed Haïdara, avait annoncé que des immigrés africains, dont 1100 Maliens, subissent une résurgence de maltraitance en Algérie. Le quotidien rapporte que c’est aux environs de 10h que plusieurs centaines de jeunes ont bloqué la circulation près de l’ambassade de l’Algérie, sise à Daoudabougou, à l’aide de pneus usés, de pierres et de troncs d’arbres. «Mis en infériorité numérique, les policiers sur place quittent les lieux pour chercher des renforts», ajoute le compte-rendu, qui précise que les manifestants, profitant de ce repli sécuritaire, ont mis le feu au jardin qui borde l’ambassade, endommageant les barrières en fer et brisant, à coups de pierres, des vitres de fenêtres de la chancellerie, des ampoules et les caméras de surveillance. L’intervention des policiers des commissariats de police des 7e et 10e arrondissements et du Groupement mobile de sécurité a permis de limiter les dégâts, en dispersant les protestataires à coups de gaz lacrymogène, les empêchant d’accéder à l’intérieur de la bâtisse. La même source d’informations indiquera qu’une dizaine d’arrestations a été effectuée alors que selon un commissaire de police, ces manifestants «des expulsés de la Libye et de l’Algérie, venus en grand nombre» voulaient «clairement s’en prendre à l’ambassade et à son personnel». Le commissaire expliquera qu’«ils veulent, à travers cette manifestation, faire payer à l’Algérie ce qu’ils ont vécu quand ils étaient dans ce pays». Les diplomates algériens «venus constater les dégâts» n’ont pas voulu communiquer sur ces incidents, constate ‘Le Combat‘ qui ajoute que, selon les témoignages recueillis sur place, «les manifestants disaient lancer un signal fort à l’endroit des autorités algériennes qui leur impose des conditions de vie inhumaines sur son sol et même au moment de leur rapatriement».

Rappelons que des ONG nationales ont dénoncé une rafle ciblant les migrants subsahariens, menée du dimanche 11 au lundi 12 mars derniers, à Alger. En février dernier, l’expulsion de migrants subsahariens de l’Algérie est revenue à l’actualité avec l’intervention de la Plate-forme Migration Algérie (PMA), un panel de 21 associations internationales et algériennes, qui s’est alarmé de la reprise des interpellations et de leurs conséquences sur le plan humanitaire.

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Maliactu | 13.03.2018

Mali : Ambassade d’Algérie au Mali: Les expulsés de ce pays saccagent et y mettent le feu

Ces six derniers mois, nombreux sont les Maliens qui ont été expulsés de l’Algérie dans des conditions qui ont très souvent été dénoncées par le Conseil Supérieur de la Diaspora Malienne.
Pour manifester contre ces traitements qualifiés d’inhumains, ces expulsés ont violemment manifesté devant l’ambassade d’Algérie à Bamako. Une manifestation qui a occasionné des dégâts matériels et l’arrestation de quelques manifestants par la police.

Pour protester contre leurs conditions de traitements et d’expulsions,  plusieurs centaines d’expulsés  ont  manifesté, hier lundi, leur mécontentement devant l’Ambassade de l’Algérie au Mali.

C’est aux environs de 10 heures que les Bamakois ont été alertés sur le blocage de la circulation au niveau de l’Ambassade de l’Algérie, sise à Daoudabougou. A l’origine, plusieurs centaines de jeunes. Avec des pneus usés, des pierres, des troncs d’arbres, ils ont barricadé la route rendant la circulation impossible. Mis en infériorité numérique, les Policiers sur place quittent les lieux pour chercher des renforts. Avant leur retour, les manifestants, visiblement très remontés, ont mis le feu au jardin qui borde l’Ambassade. Les barrières en fer sont cassées. À coups de jets de pierres, ils brisent des vitres de fenêtres, des ampoules et les caméras de surveillance.

La promptitude des éléments des Commissariats de police de 7e et 10e  Arrondissements et du Groupement Mobile de Sécurité a permis de limiter les dégâts. Car, ils ont pu disperser les manifestants à coups de gaz lacrymogène,  procéder à une dizaine d’arrestations  et ainsi empêcher qu’ils accèdent aux enceintes mêmes de la Chancellerie de l’Ambassade. « Ils sont venus en grand nombre. Leur objectif était clairement de s’en prendre à l’Ambassade et à son personnel. Ce sont des expulsés de la Lybie et de l’Algérie. Pour eux, ils veulent, à travers cette manifestation, faire payer à l’Algérie ce qu’ils ont vécu quand ils étaient dans ce pays », dit un Commissaire de police.

Les Diplomates algériens, venus constater les dégâts, ont refusé de se prononcer sur cet incident. Selon les témoignages recueillis sur place, les manifestants disaient lancer un signal fort à l’endroit des autorités algériennes qui leur impose des conditions de vie inhumaines sur son sol et même au moment de leur rapatriement.

On se souvient qu’à plusieurs reprises, le Conseil Supérieur de la Diaspora Malienne (CSDM) a dénoncé les conditions dans lesquelles les Maliens sont traités sur le sol algérien et la manière dont ils sont expulsés ; c’est-à-dire, « jetés » dans le désert.

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