26. März 2018 · Kommentare deaktiviert für Niger: 23 MenschenrechtlerInnen verhaftet · Kategorien: Niger · Tags:

23 bekannte MenschenrechtlerInnen wurden in Niamey (Niger) wegen einer nichtgenehmigten Demonstration verhaftet.

rfi Afrique | 26.03.2018

Au Niger, 23 manifestants et leaders de la société civile arrêtés

Le bras de fer se poursuit au Niger autour de la loi de finances. La société civile a tenté de manifester, ce dimanche, à Niamey contre ce texte qualifié d’antisocial, malgré l’interdiction du rassemblement pour des raisons de sécurité. Au final, une télévision a été fermée et plus d’une vingtaine de leaders de la société civile et de manifestants ont été arrêtés. Ils se trouvent toujours entre les mains de la police judiciaire.

Les personnes arrêtées seraient au nombre de 23, de source judiciaire. La plupart sont des manifestants accusés d’avoir bravé l’interdiction des autorités. On compte aussi cinq ou six responsables et activistes de la société civile, ainsi que le suppléant d’un député. Ils sont accusés d’avoir maintenu leur appel à descendre dans la rue et sont tenus pour responsables des dégradations commises ce dimanche.

Certains ont été interpellés dès le début de la journée, c’est le cas de Moussa Tchangari, le secrétaire général de l’association Alternative espace citoyen. Ali Idrissa, le président du Rotab – le réseau des organisations pour la transparence et l’analyse budgétaire -, a lui été arrêté vers 17 heures alors qu’il était en réunion, et ce sans aucun mandat, précise son avocat.

Nouhou Arzika, le président du mouvement pour la promotion de la citoyenneté responsable, se trouvait lui dans un cabinet d’avocat au moment de son interpellation. Et c’est d’ailleurs suite à l’intervention d’un de ces avocats sur la télévision Labaari comme invité du journal du soir que cette télévision a été fermée par des éléments de la garde nationale. A midi heure de Niamey, ce lundi, l’accès au bâtiment de la télévision était toujours interdit.

Les acteurs de la société civile ont été entendus jusque tard dans la nuit en présence de leurs avocats qui ont pu très vite avoir accès à eux. Ce matin, ils ont reçu la visite de plusieurs représentants de la commission des droits humains. Selon les informations de RFI, ils pourraient être déférés devant la justice, ce lundi soir ou demain matin.

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rfi Afrique | 26.03.2018

Niger: des heurts et des interpellations lors de la manifestation interdite

Les autorités avaient interdit tout rassemblement pour raison de sécurité. L’opposition a décidé de braver l’interdiction. Des heurts ont éclaté avec les forces de l’ordre. Les services de sécurité ont également arrêté plusieurs figures de la société civile comme Moussa Tchangari. Dans le conflit qui oppose le pouvoir aux anti-loi de finance, une étape semble avoir été franchie.

La tension est vite montée au moment où les policiers tentaient de disperser les premiers attroupements sur le boulevard Zabarcan. Les sympathisants de la société civile n’ayant pas pu se rassembler sur la grande place de l’Assemblée nationale, fortement gardée par la police, ils ont convergé vers la place Toumon, point de départ de la marche interdite.

Les manifestants ont jeté des pierres, des barricades et des pneus ont été enflammés. « On veut empêcher les véhicules d’aller vite, explique Mamoudou, pour que l’on puisse se replier. »

Là également, le dispositif musclé de la police a été dissuasif. Très vite, la police a eu le dessus avec quelques tirs de grenades lacrymogènes et des courses poursuites dans le quartier Nouveau Marché. Les pneus enflammés sur certains carrefours ont également été maîtrisés et la circulation rétablie.

Deux leaders arrêtés

Au total, une dizaine de personnes ont été interpellées au siège de l’association Alternative Espaces Citoyens et gardées à l’Ecole de la police nationale. Son secrétaire général Moussa Tchangari a été arrêté par la police. « Ils l’ont interpellé devant tout le monde pour l’amener quelque part, on ne sait pas où il est actuellement », explique Djhori Ibrahim.

Au siège du Mouvement pour une Citoyenneté responsable (MPCR), les acteurs de la société civile suivent de près la situation dans les rues. Plusieurs leaders de la société civile ont été surpris en réunion. Tous ont été embarqués. Dans la voiture qui les emmenait à l’Ecole de la police nationale, Ali Idrissa, leur leader et coordinateur du Rotab Niger, a appelé le peuple à manifester. « Il y aura d’autres manifestations après celle-ci, assurait auparavant Ali Idrissa. Nous avons appelé à une ville morte jusqu’au 2 avril, jusqu’à ce que ce régime puisse écouter le peuple. »

Avec l’arrestation de ces deux leaders, le mouvement citoyen est presque décapité. L’autre chef du mouvement citoyen, Nouhou Arzika n’a pas été appréhendé, il ne s’est pas présenté au siège et il n’a pas participé à la manifestation. Les autorités régionales de Niamey avaient prévenu : tout trouble à l’ordre public sera imputé aux responsables de la société civile.

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