26. Mai 2013 · Kommentare deaktiviert für Abdelmalek Sayad und die Vororte des globalen Kapitalismus · Kategorien: Algerien, Frankreich, Lesehinweise

les migrations et la mondialisation en débat – Oran – El Watan

Un colloque clôt la série de rencontres sur Abdelmalek Sayad
Les migrations et la mondialisation en débat

© D. R.

Le cycle a été  entamé le 4 février 2010 par le Centre culturel français (actuellement Institut Français) en collaboration avec l’association de protection du site de la Villette représentée par Yve Jammet.

«Migrations et mondialisation», intitulé du colloque international programmé au  CRASC les 21 et 22 mai, clôt une série de neuf rencontres consacrées au sociologue algérien Abdelmalek Sayad. Le cycle a été  entamé le 4 février 2010 par le Centre culturel français (actuellement Institut Français) en collaboration avec l’association de protection du site de la Villette représentée par Yve Jammet. Au fur et à mesure, d’autres instances ont été mises à contribution dont le CRASC qui a abrité une bonne partie des débats mais aussi l’association des amis de Abdelmalek Sayad présidée par Christian de Montlibert, université de Strasbourg, et coorganisateur de l’exposition «Ici, là-bas, la sociologie de l’émigration-immigration», en adéquation avec les théories du chercheur qui, en son temps, a réussi à imposer la thématique de la migration dans les sciences sociales.

«Le sociologue des marges, de l’entre-deux», considère ce dernier qui a intervenu en séance plénière pour démontrer que Abdelmalek Sayad est certes un spécialiste de l’immigration mais c’est d’abord un sociologue qui a théorisé les effets de la domination et des luttes symboliques. Parmi les différents centres d’intérêts, il évoque le travail effectué avec Pierre Bourdieu sur les transformations du monde paysan, l’analyse de l’évolution des valeurs de cette catégorie et les efforts de réflexion qui l’ont amené à sortir avec de nouvelles représentations.

Christian de Montlibert considère que chez Sayad, la réalité est sans cesse soumise à l’analyse critique faisant que l’histoire demeure toujours en chantier. C’est précisément le cas pour les phénomènes migratoires algériens qu’il a étudiés. «Ses travaux ont une valeur heuristique tout à fait d’actualité», estime l’universitaire français en réponse à une question sur la pertinence de l’œuvre de Sayad aujourd’hui. En tenant compte du fait que, selon lui, «les pays indépendants deviennent en général des banlieues du capitalisme des pays développés», il met en avant la subsistance des effets de domination symbolique étudiés par l’auteur de «La double absence».

Tassadit Yacine, qui a donné la première conférence du cycle, une «lecture croisée» de cette œuvre il y a trois ans, est revenu cette fois pour retracer son parcours et la formation de son habitus cultivé. «Le rappel du contexte historique permet de comprendre les raisons qui fondent la réflexion de Abdelmalek Sayad autour de l’émigration-immigration et d’en saisir la genèse», note la directrice à l’EHESS en évoquant la rencontre avec Pierre Bourdieu, alors jeune agrégé en philosophie qui, dit-elle, «l’entraînera sur le champ de l’enquête sociologique pour ne pas dire sur le champ de bataille».

En pleine guerre d’Algérie, la tâche n’était pas aisée. Abdelhafid Hammouche, de l’université de Lille, prévient contre une sacralisation du penseur, synonyme de monumentalisation, et appelle à une lecture critique de son œuvre. Son intervention porte sur la combinaison des approches de Sayad, Bourdieu et Weber et parle d’appropriation critique des savoirs par emprunt de registre ou d’éléments conceptuels. Il note une puissance d’analyse dans «les enfants illégitimes», un texte qui montre finement les rapports de générations et les différences d’aspirations des uns et des autres.

En corrélation avec «La ville» de Max Weber où les gens dépassent leur incompréhension pour construire des liens et un alphabet commun, il montre comment, en adéquation avec le concept émigration-immigration théorisé par Sayad, les migrants participent de la construction de la ville française. «Avec la montée des nationalismes, les interrogations qu’ils suscitent rendent urgent que cet héritage soit mieux étudié et analysé», souhaite Yves Jammet qui met en avant la fonction sociale pouvant aider à construire des repères. Cédées par Rebacca Sayad, les archives du sociologue (420 boîtes) traitées par son équipe sont mises à la disposition du public.

Ceci étant dit, ce colloque a été aussi une occasion de présenter d’autres expériences dans le monde, à l’instar des études de cas regroupées dans une session parallèle. Stamatina Kaklamani de l’université de Crête s’est intéressé aux femmes immigrées (des républiques de l’ex-Union Soviétique) qui assistent les personnes âgées en Grèce rurale. Souleymane Gomis de l’université Anta Diop du Sénégal a étudié les transferts de fonds des migrants sénégalais au Canada, une catégorie aisée qui n’échappe pas à certaines idées développées par le sociologue algérien.

Nicolas Jaoul du CNRS a regretté d’emblée de ne pas avoir lu Sayad avant d’entamer sa recherche sur l’émigration-immigration des «intouchables» à cause, précise-t-il, du cloisonnement regrettable des sciences politiques et de la sociologie. Sa lecture a postériori lui a permis en quelque sorte de conforter ses conclusions même si l’intitulé de son intervention portant sur le rôle politique des émigrés-immigrés «intouchables» en Grande-Bretagne et en Inde commence par «une double présence» au lieu d’«une double absence».

Djamel Benachour

22. Mai 2013 · Kommentare deaktiviert für „Der kommende Kollaps der Golfmonarchien“ – Rezensionen · Kategorien: Golfstaaten, Lesehinweise

http://hsozkult.geschichte.hu-berlin.de/rezensionen/2013-2-100

Davidson, Christopher M.: After the Sheikhs. The Coming Collapse of the Gulf Monarchies. London: Hurst & Co. 2012. ISBN 978-1-84904-189-8; 224 S.; £ 29.99 / € 38,55.

Davidson, Christopher M. (Hrsg.): Power and Politics in the Persian Gulf Monarchies. London: Hurst & Co. 2012. ISBN 978-1-84904-121-8; 256 S.; £45.00 / € 57,85.

Stenslie, Stig: Regime Stability in Saudi Arabia. The Challenge of Succession (= Routledge Studies in Middle Eastern Politics). London: Routledge 2011. ISBN 978-0-415-69334-9; 168 S.; £80.00 / € 96,42.

Rezensiert für H-Soz-u-Kult von:
Thomas Demmelhuber, Institut für Sozialwissenschaften, Universität Hildesheim
E-Mail: <demmelhu@uni-hildesheim.de>

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17. Mai 2013 · Kommentare deaktiviert für Tariq Ali: Reply to Asef Bayat, NRL 80, 2013 · Kategorien: Lesehinweise · Tags:

„[…] Bayat concludes his reflections on the early outcomes of the Arab Spring with some more general remarks on the possible and desirable means of fundamental social change today. In a striking move, he goes on to associate ‘refolution’- creating ‘a better environment for the consolida-tion of electoral democracy’- with Raymond Williams’s elaboration of the idea of a ‘long revolution’. Here, he writes, is ‘another understanding of “revolution”’, and so it is, but not of a kind that is likely to flatter the practitioners of refolution as an improvised route to the next political settlement. For Williams, the revolution would be long in the making and even longer, perhaps, in the fulfilment, precisely because of the scope and depth of the transformation it envisaged; but it would not be gradualist in the sense that reformists and latter-day eclectics propose. ‘The condition for the success of the long revolution in any real terms is decisively a short revolution’, he wrote. 15 It may come early or late on in the sequence, but its moment is inescapable. The conceptual frame-work of the long revolution offered a way to resist, theoretically and in practice, the ‘scaling-down’ of expectations – a horizon limited to the achievement of universal suffrage, a certain standard of living, a given school-leaving age – that was itself a severe hindrance to genuine democratic, industrial and cultural advance, Williams argued. It suggested a measure for actual conditions of development and demanded that we identify and counter the forces – ‘the nameable agencies of power and capital, distraction and disinformation’ – that continually operated to block or limit any forward move. Accommodation with them, as Bayat proposes, was not an option.“ (S. 74)

17. Mai 2013 · Kommentare deaktiviert für Asef Bayat, New Left Review 80, März/April 2003 · Kategorien: Lesehinweise · Tags:

„Revolution in Bad Times“:

„[…] rather  than  looking  for quick results or worrying about set demands, we might view the Arab uprisings as ‘long revolutions’ that may bear fruit in ten or twenty years by establishing new ways of doing things, a new way of thinking about power. Yet at stake are not merely semantic concerns about how to define revolutions, but the hard problems of power structures and entrenched interests. However one characterizes the process—as ‘long revolution’, or as one that begins with the radical transformation of the state—the crucial  question  is  how  to  ensure  a  fundamental  shift  from  the  old, authoritarian order to inaugurate meaningful democratic change, while eschewing violent coercion and injustice. One thing is certain, however: the journey from the oppressive ‘old’ to the liberatory ‘new’ will not come about without relentless struggles and incessant popular mobilization, in both public and private realms. Indeed, the ‘long revolution’ may have to begin even when the ‘short revolution’ ends.“ (S. 60)

17. Mai 2013 · Kommentare deaktiviert für Veranstaltungen Asef Bayat in Berlin, Göttingen, Hamburg 27.-30.05.2013 · Kategorien: Lesehinweise · Tags:

Liebe Kolleginnen und Kollegen, liebe Freundinnen und Freunde,

der Wissenschaftler Asef Bayat stellt sein viel beachtetes Buch »Leben als Politik«, das als eine prophetische Vorwegnahme des »Arabischen Frühlings« gilt, erstmals auf einer Veranstaltungsreise in Deutschland vor. Siehe:

http://www.assoziation-a.de/neu/Leben_als_Politik.htm

http://www.assoziation-a.de/lesen/Bayat.htm

Die Aufstände im Maghreb und dem Nahen Osten, die als »Arabischer Frühling« in die Geschichte eingingen, haben nicht nur die politische Situation in der Region grundlegend verändert, sondern auch das von Vorurteilen geprägte Bild erschüttert, das im Westen über die »Arabische Welt« vorherrscht. Bis zum »Arabischen Frühling« galt das Credo, arabische Gesellschaften seien politisch, ökonomisch und sozial erstarrt und zu emanzipatorischen Veränderungen unfähig. Diktatoren wie der tunesische Ben Ali oder despotische Regierungschefs wie Ägyptens Mubarak galten westlichen Politikern lange als verlässliche Partner im »Kampf gegen den Terror«.
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09. Mai 2013 · Kommentare deaktiviert für Nord-Mali: No-Lager Bremen – Anmerkungen zum Aufsatz „Nord-Mali / Azwawad im Kontext der Arabellion“ · Kategorien: Lesehinweise, Mali · Tags: ,

Anmerkungen zu Helmut Dietrichs Aufsatz „Nord-Mali / Azawad im Kontext der Arabellion“
(Sozial.Geschichte Online, Heft 10/2013)

Von NoLager Bremen (aktiv bei Afrique-Europe-Interact)

Unter dem Titel „Nord-Mali / Azawad im Kontext der Arabellion“ hat Helmut Dietrich von der Forschungsgesellschaft Flucht und Migration jüngst in der Zeitschrift Sozial.Geschichte Online (Heft 10/2013: http://duepublico.uni-duisburg-essen.de/go/sozial.geschichte-online/2013/10) einen Text veröffentlicht, in dem er am Beispiel Nord-Malis der Frage nachgeht, inwiefern die an verschiedenen Orten der Sahara zwischen Herbst 2010 und Ende 2011 periodisch aufgeflammten Jugendproteste als Teil jenes „historischen Bruchs“ zu begreifen wären, die als „Arabellion“ oder „Arabischer Frühling“ bekannt geworden sind. Der Artikel berührt eine Vielfalt an Fragen und Themen (so vielfältig, wie jene Region halt ist), wobei drei Thesen im Zentrum stehen: Erstens, dass der im Januar 2012 begonnene Tuareg-Aufstand der MNLA („Mouvement national de libération de l’Azawad“) seinen Ausgang von Protestversammlungen von rebellierenden Jugendlichen in Sahara-Städten wie Timbuktu genommen habe, bei denen vor allem der „ungerechte Umgang mit der Region“ durch die Zentralregierung in Bamako sowie die Vertreibung der Armen kritisiert worden seien (letzteres auch im Zuge einer sich seit Anfang 2010 regional zugespitzt habenden Hungersnot). Zweitens, dass diesen Protesten kein nationalistischer Impuls zugrunde gelegen habe, sondern ein inklusives Verständnis des so genannten „Volkes des Azawad“ – bestehend insbesondere aus Peulhs, Songhais, Tuareg und Arabern. Und drittens, dass es seit Oktober 2011 zu einer „Militarisierung“ dieser Jugendrebellion gekommen wäre, die am 6. April in die vorübergehende Eroberung des gesamten Nordens Malis durch die Tuareg-Rebellen der MNLA eingemündet sei (bevor diese ihrerseits von islamistischen Milizen verdrängt wurden).
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30. April 2013 · Kommentare deaktiviert für „Nord-Mali / Azawad im Kontext der Arabellion“, sozialgeschichte.online 10 (2013) · Kategorien: FFM-Texte, Lesehinweise, Mali · Tags: , ,

Helmut Dietrich

Nord-Mali / Azawad im Kontext der Arabellion

1. Einleitung

Am 23. Dezember 2011 schrieb Ahmeyede Ag Ilkamassene auf der Tuareg-Internetplattform Toumast Press eine engagierte Analyse unter dem Titel ‚Azawad: jetzt oder nie!‘. Darin heißt es: „Die Finanzkrisen in vielen Staaten, in der USA, in Griechenland, Italien, Portugal und Spanien, zeigen beispielhaft die Schwächung dieser Mächte. Zum ersten Mal in der Geschichte der Menschheit erfolgen die Revolutionen gleichzeitig in allen Ecken der Erde. Als sich Mohamed Bouazizi [am 17. Dezember 2010] in Tunesien verbrannte, hatte er nicht geahnt, dass er einer derart globalen Bewegung zur Geburt verhelfen würde. Nachdem das tunesische Volk dem Regime Ben Ali mutig ein Ende gesetzt hat, haben die Jugendlichen Ägyptens die Fackel übernommen, den Tahrir-Platz dauerhaft besetzt und dem Regime [Mubaraks] ebenfalls ein Ende gesetzt. Dieselben Jugendlichen demonstrieren weiterhin bis heute, um dem Diktat des Obersten Militärrats ein Ende zu setzen. Der Wind der Revolutionen hat sich in Libyen, Algerien, Marokko, Jemen, Bahrein, Syrien, Kuweit, Palästina und Oman verbreitet. Volksrevolutionen werden in Mauretanien erwartet. Neben den Volksrevolutionen gibt es die Bewegungen der Empörten überall in der westlichen Welt. In diesem Konzert der Völker wird das subsaharische Afrika früher oder später ebenfalls revoltieren. Der Aufruf und der Kampf der Azawadier wird daher überall in der Welt auf eine größere Resonanz stoßen.“1

Weiterlesen und herunterladen als pdf-Datei:
Helmut Dietrich, Nord-Mali/Azawad im Kontext der Arabellion

Der Artikel ist erschienen in: Heft 10 (2013) der Zeitschrift Sozial.Geschichte Online, die seit Ende April online ist.

The new issue of Social History online is online. Please use the following link:
http://duepublico.uni-duisburg-essen.de/go/sozial.geschichte-online/2013/10

26. April 2013 · Kommentare deaktiviert für Magazin „Die Welt ist nicht rund“ · Kategorien: Lesehinweise

mondepasrond

International artistic newspaper on migration, borders, human rights

LE MONDE N’EST PAS ROND (The World is Not Round) is an international artistic newspaper, based in Luxembourg, that explores the contemporary realities of migration, borders, and human rights through the publication of articles, art and illustration, photography, prose and poetry.

Published by independent activist group Nobody is illegal – Luxembourg
in association with Passaport Project
with special thanks to Migreurop and Immigrant Movement International

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25. April 2013 · Kommentare deaktiviert für Inspirationen aus Tunis und vom Tahrir-Platz – Perspektiven für globalen revolutionären Prozess · Kategorien: Lesehinweise · Tags:

http://www.materialien.org/texte/hartmann/Hartmann_2013_Kommunismus.html

Detlef Hartmann
Was tun mit Kommunismus? Mitkämpfen!
Die Chancen der sozialen Weltrevolution in der Krise der Innovationsoffensive

Ich glaube noch immer, dass die Perspektive für einen globalen revolutionären Prozess offen ist. Mag sein, dass diese Überzeugung im letzten Jahr noch stärker war. Damals fanden die revolutionären Bewegungen in Nordafrika und im nahen Osten weltweit bei den kämpfenden Menschen ein großes Echo – in Afrika, China, Indien bis nach Spanien und Griechenland und auch in den USA. Viele holten sie sich neue Inspiration direkt aus Tunesien und vor allem vom Tahrir-Platz. Sie ließen darin eine Bereitschaft zu gegenseitiger Bezugnahme wie ein Geflecht von Leuchtpunkten aufblitzen und damit die Möglichkeit eines globalen Prozesses. Die zähe Zurückhaltung, die Impulse auch hier aufzunehmen, war allerdings ernüchternd. Inzwischen ist hier wie dort das Unvermögen offenbar geworden, die hartnäckigen in den Alltag eingelagerten Machtverhältnisse, Gewohnheiten, Mentalitäten schnell zu durchbrechen. Dennoch ist klar: Die Legitimation der tradierten Machtstrukturen und Institutionen erscheint bis in ihre demokratische Verfasstheit hinein erodiert und fadenscheinig. Ihr Griff nach den Seelen, Herzen und Hirnen ist geschwächt, ihr Appell findet nur noch müde und wenig bereitwillige Rezeptoren. Die ›Gouvernementalität‹, um mit Foucault zu sprechen, die in die Menschen eingelagerte Bereitschaft zur Gefolgschaft und Selbstbeteiligung am Regime, ist matt geworden.
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24. April 2013 · Kommentare deaktiviert für „Rassismus in der BRD, 1992“ – eine Ahnung von NSU und EU-Krise · Kategorien: Deutschland, Lesehinweise · Tags: , ,

Vor 20 Jahren wurde das Grundrecht auf Asyl in der Bundesrepublik faktisch abgeschafft. Die Pogrome in Hoyerswerda (1991) und Rostock-Lichtenhagen (1992) waren die Schrittmacher der neuen Abschottung. Ließen sich damals die Entwicklung der Krise und die Entstehung der offensichtlich geheimdienstlich gesteuerten NSU erahnen?

Lektürehinweis aus dem Jahr 1993: „Rassismus in der BRD, 1992“, in: Materialien für einen neuen Antiimperialismus Nr. 5 (1993), S. 7-18
„40 Jahre hat die Bundesrepublik die Neonazis unter Kontrolle und am Rande des politischen Panoramas gehalten. Die Geheimdienste haben V-Leute in die Mini-Organisationen geschickt und sie kleingehalten. Schließlich saßen die Altnazis ja so häufig selber in der Regierung. Seit August 1992, seit ein paar Wochen also, hat sich dieses Verhältnis grundlegend geändert. Die Regierung benutzt die neonazistischen Organisationen jetzt, um Politik zu machen. Das Feld, in dem sie agieren – Regierung wie Neonazis – , ist der Rassismus gegen Flüchtlinge und Migrantlnnen. Das passiert in einem Szenario der Krise, der sicherlich größten politischen und ökonomischen Krise, in der sich Deutschland seit der Nachkriegszeit befindet. […]
Rassismus in einem hierarchischen Europa heißt auch, daß die Peripherie, die wir früher aus dem Trikont kannten, nun an den Rändern Westeuropas institutionalisiert werden wird: Mit einer Politik des Hungers und der Verelendung, der leeren Staatskassen und der geschürten, ethnisch drapierten Bürgerkriege. Die rassistische Kampagne in Deutschland ist Teil einer sozialen und politischen Verunsicherungsstrategie, die wir in Anlehnung an ähnliche Entwicklungen im Italien der 60er und 70er Jahre ‚Strategie der Spannung‘ nennen können. Bestandteile dieser Strategie werden u.a. Sprengstoffanschläge der Geheimdienste gegen Orte sein, an denen sich viele Menschen aufhalten (Volksfeste, Bahnhöfe, Fußgängerzonen, Heime, Grenzübergänge), sowie eine Steuerung der Medien in dem Sinne, daß die Gewaltbedrohung von allen Seiten betont und die politischen Bezüge der Gewalt verschwiegen werden, und schließlich der Ruf nach dem starken Staat. […]
Rostock-Lichtenhagen
Seit Mai 1992 haben Sinti und Roma aus dem ehemaligen Jugoslawien und aus Rumänien vor einer Hochhaussiedlung in Rostock-Lichtenhagen kampiert. Es waren Flüchtlinge, die vor der Aufnahmestelle (‚ZAST‘) des Bundeslandes Mecklenburg-Vorpommern auf Anweisung der staatlichen Bürokratie kampieren mußten. In der Hochhaussiedlung wohnten u.a. seit zehn Jahren 150 Vietnamesen und mehrere Tausend Deutsche aus unterschiedlichen sozialen Klassen.
Seit Mai 1992 war auf der Innenministerkonferenz der BRD (in nichtöffentlichen Sitzungen) davon die Rede, daß sich in den kommenden Monaten eine Konfliktlage vor diesem Hochhaus in Rostock-Lichtenhagen entwickeln würde. Am 23. August 92 war es so weit, eine Woche vor der geplanten Verlegung der Flüchtlinge. Das Pogrom begann also zu einem Zeitpunkt, wo ein direkter Erfolg – die Verlegung der Flüchtlinge – unmittelbar der rassistischen Aktion folgen mußte.
Nachdem die Flüchtlinge am dritten Tag des Pogroms verlegt worden waren, steckten die Neonazis mit Unterstützung der örtlichen Bevölkerung Teile des Hauses in Brand. Ca. 130 Personen, davon 115 VietnamesInnen, gerieten in Lebensgefahr und konnten sich in letzter Minute auf das Dach retten. Für fast zwei Stunden, seit Beginn des Brandes, hatten sich Polizei und Feuerwehr zurückgezogen. Es gab während der Brandschatzungen keine uniformierte Polizei im direkten Umkreis. Eine Polizeieinheit verfolgte den Brand aus rund 300 Metern, ohne einzugreifen. Das war am 25.8. Am selben Tag hatte der Innenminister der Bundesrepublik Deutschland Rostock besucht. Er besprach mit den politisch und polizeilich Verantwortlichen die Situation – wenige Stunden, bevor die Polizei vor dem besagten Hochhaus abgezogen wurde und die Neonazis die Brandsätze in die Wohnungen schleudern konnten. Die Medien waren von der ersten Stunde des Pogroms an vor Ort. Sie berichteten live von den Angriffen, von dem Brand, und interviewten immer wieder die Politiker, aber nie die Angegriffenen. Ähnlich wie beim Zweiten Golfkrieg, der als pures Medienereignis gezeigt wurde, gab es eine stereotype Just-in-time-Berichterstattung, auf allen Kanälen nach dem gleichen Muster und mit den gleichen Bildern. Obwohl der Brand nach Absprachen und Verwicklungen bis in höchste staatliche Stellen riecht, gibt es keinen investigativen Journalismus. […]
Die eingangs genannte Ausdifferenzierung der Gesellschaft und der Einkommensverhältnisse, die Stufenleiter von hungernder Armut bis zu deutscher Hochlohnarbeit – ist das ein realistisches Zukunftsbild der EG, des rassistischen Europa? Haben die Herrschenden wirklich die Gestaltungskraft, die nötig ist, um dieses Modell durchzusetzen? Oder wird der Kampf um egalitäre Lebensverhältnisse die Krise verschärfen, in der sich Deutschland und die europäischen Staaten derzeit befinden? Wird es zur großen Alternative kommen: Egalitäre Lebensverhältnisse oder ethnisch verbrämter Bürgerkrieg?“
Vollständiger Text:
Rassismus in der BRD, 1992

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