13. November 2017 · Kommentare deaktiviert für Le HCR évacue des migrants africains de Libye · Kategorien: Libyen, Niger · Tags: ,

UNHCR organisiert Abschiebungen aus Libyen nach Niger.

rfi | 13.11.2017

Un groupe de 25 migrants originaires d’Erythrée, d’Ethiopie et du Soudan qui étaient bloqués en Libye dans une situation très grande vulnérabilité ont été évacués samedi 11 novembre au Niger par le haut-commissariat aux réfugiés. Ces migrants, après avoir été identifiés comme des réfugiés en Libye par le HCR, seront hébergés dans une maison d’hôte à Niamey en attendant que leur demande de réinstallation dans un autre pays soit traitée. Ce type d’évacuation est une première.

Selon le haut-commissariat aux réfugiés, cette procédure inédite et complexe a été élaborée sur la base de plusieurs constats : d’abord, parmi les migrants détenus souvent dans des conditions abominables en Libye, plusieurs centaines peuvent prétendre au statut de réfugiés.

Le HCR, qui a accès à une trentaine de centres de détention en Libye, travaille à les identifier et les faire relâcher. Mais même une fois officiellement reconnues comme réfugiées, ces personnes restent finalement coincées sur place car les pays qui pourraient les accueillir ne veulent ni travailler en Libye pour raison de sécurité, ni réaliser les entretiens à distance.

L’idée est donc d’évacuer les réfugiés dans un pays de transit afin de les soustraire aux violences tout en permettant aux potentiels pays hôtes d’effectuer leurs formalités dans de bonnes conditions.

Le Niger, seul pays d’accueil de transit

Un dispositif qui est loin d’être idéal, mais qui est crucial vu la situation actuelle en Libye pour sauver des vies, souligne le HCR.

Sauf que pour le moment, ce type d’évacuation risque de ne se faire qu’au compte-gouttes, car seul le Niger a accepté d’accueillir en transit ces réfugiés exfiltrés de Libye.

Quant à la réinstallation finale, le nombre de places offertes par les pays d’accueil reste dérisoire : en 2016, seuls 6% des réfugiés présents dans les quinze pays d’asile et de transit situés le long de la route de la Libye ont pu être réinstallés.

Vincent Cocherel explique la spécificité de cette opération par rapport aux actions déjà menées par l’Organisation internationale des migrations (OIM) auprès des migrants coincés en Libye.

« L’OIM s’occupe de gens qui sont allés vers la Libye pour des raisons économiques et l’OIM met en œuvre une solution qui est la solution de retour de ces personnes-là dans les pays d’origine, souligne-t-il. Là, nous parlons de réfugiés des différents pays, donc de gens qui ne peuvent pas rentrer dans leurs pays d’origine parce qu’ils ont été persécutés ou que leur pays est en guerre. Donc la solution du retour n’est pas possible pour ces personnes-là dans l’immédiat et il nous faut absolument, nous, les soustraire aux formes de violence auxquelles ils sont confrontés dans les centres de détention et c’est pour ça qu’on a besoin de pays de réinstallation. »

Il rappelle que l’évacuation vers le Niger est « temporaire ». « Nous avons soumis leur cas à la considération d’un certain nombre de pays de réinstallation et nous espérons qu’ils pourront quitter le Niger d’ici à la fin de l’année », indique l’envoyé spécial du HCR pour la Méditérannée.

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Reuters | 12.11.2017

U.N. evacuates first group of refugees from Libya to Niger

Aidan Lewis

A group of 25 refugees have been evacuated from Libya to Niger to have resettlement claims processed, in the first operation of its kind from the North African country, the United Nations said on Sunday.

The move is part of efforts to provide protection for refugees and other vulnerable migrants who travel to Libya, often intending to attempt the dangerous sea crossing to Italy.

Many are trapped in smuggling networks or detention centers where they are exposed to a range of abuses including rape and torture that have been widely documented by human rights organizations and U.N. agencies.

About 43,000 refugees and asylum seekers registered by U.N. refugee agency UNHCR are now in Libya. It is hard to resettle refugees directly from Libya partly because most countries closed their embassies in Tripoli after fighting escalated there in 2014.

The initial group evacuated by air from Tripoli to Niamey on Saturday was made up of 15 women, six men and four children from Eritrea, Ethiopia and Sudan, according to the United Nations.

“Today’s evacuation symbolizes hope in finding safe solutions for vulnerable refugees in Libya,” Roberto Mignone, the UNHCR representative for Libya, said in a statement.

The operation was the result of a joint initiative by UNHCR and the governments of Libya and Niger, and Niger has agreed to host the group until their claims to be resettled in third countries are dealt with, it said.

“We hope to be able to carry out more evacuations in the near future,” said Vincent Cochetel, UNHCR’s Special Envoy for the Central Mediterranean. But he said the scheme would remain “limited in scale” as long as commitments to resettle refugees remained “insufficient”.

“These refugee evacuations can only be part of broader asylum-building and migration management efforts to address the complex movement of migrants and refugees who embark on perilous journeys across the Sahara Desert and the Mediterranean Sea,” he said.

Most migrants traveling through Libya towards Europe come from sub-Saharan African countries. Many fleeing poverty, repression or conflict journey across the desert through Niger, Algeria or Sudan.

The Libya to Italy crossing has become the main migrant route to Europe since an agreement between the EU and Turkey shut down smuggling through Greece last year. More than 600,000 have crossed by boat to Italy since 2014.

European states have pledged tens of millions of euros to Libya, Niger and migrants’ countries of origin in an effort to stem the flows. Departures from Libya have dropped since July due to changes in smuggling activity and increased activity by Libya’s European-backed coastguard.

European policy has drawn criticism from human rights groups that say it traps migrants in Libya, exposing them to further abuse there.

UNHCR is seeking to open a refugee transit center in Tripoli early next year to shelter some of the most vulnerable refugees as they await evacuation or resettlement.

The International Organization for Migration carries out voluntary repatriations of migrants from Libya, flying home more than 10,600 so far this year.

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