Die griechische Polizei soll am 28.08.2018 dreißig Mitglieder der NGO Emergency response centre international (ERCI) verhaftet haben, die Geflüchteten hilft. Später hieß es, drei seien verhaftet, gegen die Übrigen 27 werde ermittelt. Ihnen wird vorgeworfen, dass sie Boat-people bei der Meeresüberquerung nach Lesbos durch Informationen über aktuelle Grenzüberwachungspraktiken unterstützt hätten.

Grèce: la police arrête 30 membres d’une ONG d’aide aux réfugiés

La police a arrêté, mardi 28 août, 30 membres de l’ONG grecque ERCI, dont les soeurs syriennes Yusra et Sarah Mardini, qui avaient sauvé la vie à 18 personnes en 2015. Les militant.e.s sont accusés d’avoir aidé des migrants à entrer illégalement sur le territoire grec via l’île de Lesbos. Ils déclarent avoir agi dans le cadre de l’assistance à personnes en danger.

Par Marina Rafenberg

L’ONG grecque Emergency response centre international (ERCY) était présente sur l’île de Lesbos depuis 2015 pour venir en aide aux réfugiés. Depuis mardi 28 août, ses 30 membres sont poursuivis pour avoir « facilité l’entrée illégale d’étrangers sur le territoire grec » en vue de gains financiers, selon le communiqué de la police grecque.

L’enquête a commencé en février 2018, rapporte le site d’information protagon.gr, lorsqu’une Jeep portant une fausse plaque d’immatriculation de l’armée grecque a été découverte par la police sur une plage, attendant l’arrivée d’une barque pleine de réfugiés en provenance de Turquie. Les membres de l’ONG, six Grecs et 24 ressortissants étrangers, sont accusés d’avoir été informés à l’avance par des personnes présentes du côté turc des heures et des lieux d’arrivée des barques de migrants, d’avoir organisé l’accueil de ces réfugiés sans en informer les autorités locales et d’avoir surveillé illégalement les communications radio entre les autorités grecques et étrangères, dont Frontex, l’agence européenne des gardes-cotes et gardes-frontières. Les crimes pour lesquels ils sont inculpés – participation à une organisation criminelle, violation de secrets d’État et recel – sont passibles de la réclusion à perpétuité.

Parmi les membres de l’ONG grecque arrêtés se trouve Yusra et Sarah Mardini, deux sœurs nageuses et réfugiées syrienne qui avaient sauvé 18 personnes de la noyade lors de leur traversée de la mer Égée en août 2015. Depuis Yusra a participé aux Jeux Olympiques de Rio, est devenue ambassadrice de l’ONU et a écrit un livre, Butterfly. Sarah avait quant à elle décidé d’aider à son tour les réfugiés qui traversaient dangereusement la mer Égée sur des bateaux de fortune et s’était engagée comme bénévole dans l’ONG ERCI durant l’été 2016.

Sarah a été arrêtée le 21 août à l’aéroport de Lesbos alors qu’elle devait rejoindre Berlin où elle vit avec sa famille. Le 3 septembre, elle devait commencer son année universitaire au collège Bard en sciences sociales. La jeune Syrienne de 23 ans a été transférée à la prison de Korydallos, à Athènes, dans l’attente de son procès. Son avocat a demandé mercredi sa remise en liberté.

Ce n’est pas la première fois que des ONG basées à Lesbos ont des soucis avec la justice grecque. Des membres de l’ONG espagnole Proem-Aid avaient aussi été accusés d’avoir participé à l’entrée illégale de réfugiés sur l’île. Ils ont été relaxés en mai dernier. D’après le ministère de la Marine, 114 ONG ont été enregistrées sur l’île, dont les activités souvent difficilement contrôlables inquiètent le gouvernement grec et ses partenaires européens.

Le Courrier des Balkans | 31.08.2018

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Schwimmende Flüchtlingshelferin

Sara Mardini festgenommen

Die Syrerin Sara Mardini rettete bei ihrer Flucht nach Deutschland über ein Dutzend Menschen. Nun wurde sie in Griechenland inhaftiert.

Sara Mardini hat es zurückgezogen nach Griechenland. Dabei kommen der Syrerin nicht nur Strand, Sonne und das laue Mittelmeer in den Kopf, wenn sie an Griechenland denkt. 2015 war die damals 20-Jährige aus Damaskus geflohen, nach Beirut, in die Türkei und schließlich auf einem Schlauchboot nach Lesbos. Deutschland hieß das Ziel.

Eigentlich dauert die Überfahrt nach Lesbos nicht lang. Doch der Motor des Boots, so haben Sara Mardini und ihre kleine Schwester Yusra es etliche Male seither erzählt, fiel aus. Die Schwestern, Töchter eines Schwimmlehrers und selbst professionelle Schwimmerinnen, sprangen ins Wasser und zogen das Boot mit mehr als einem Dutzend MigrantInnen an einem Seil durch das Wasser. Bis nach Lesbos.

Über die Balkanroute schafften sie es nach Berlin. Doch Griechenland ließ Sara Mardini nicht los. Nachdem ihre Schwester 2016 zum international gefeierten Schwimmstar geworden war, weil sie für das Refugee Team bei den Olympischen Spielen in Rio de Janeiro antrat, schrieb die Hilfsorganisation ERCI aus Griechenland sie an.

Die geflüchteten Kinder auf Lesbos sprächen mittlerweile von den Mardini-Schwestern. Ob sie nicht kommen wolle? Sara Mardini folgte der Bitte und machte sich auf den Weg nach Griechenland. Zu Beginn dieses Jahres dann bat sie ihre kleine Privatuni, das Berliner Bard College, an dem sie Politik und Wirtschaft studiert, um eine mehrmonatige Auszeit, um Geflüchteten in Griechenland zu helfen.

„Kriminelles Netzwerk“ für Flüchtlingshilfe

Eigentlich wollte sie zum Semesterstart am kommenden Montag wieder in Berlin sein. Doch es kam anders. Am Dienstag vergangener Woche wurde Mardini in Griechenland festgenommen. An diesem Dienstag gab die griechische Polizei bekannt, sie habe ein „kriminelles Netzwerk“ für Flüchtlingshilfe zerschlagen. Die AktivistInnen sollen mit organisierten Schleppern zusammengearbeitet und Menschen geholfen haben, illegal nach Griechenland einzureisen.

Auch sollen sie den Funkverkehr der griechischen Küstenwache und der EU-Grenzschutzagentur Frontex abgehört haben. Gegen 30 Mitglieder von ERCI werde ermittelt. Unter den drei Festgenommen befindet sich nach Angaben des Bard Colleges neben Sara Mardini auch ein deutscher Staatsbürger.

Das ERCI betreibt zwei Kliniken auf Lesbos und wird eigenen Angaben zufolge durch private Spenden finanziert. Auch auf dem Meer sind die Helfer aktiv, wo sie sich die „Rettung von Hunderten Menschen täglich“ zum Ziel gesetzt haben. Fotos auf Sara Mardinis privatem Instagram-Account zeigen die Schwimmerin in Teamkleidung zusammen mit anderen Helfern der Organisation.

Ob Mardini es bis Montag nach Berlin schafft, ist ungewiss. Am Donnerstagvormittag war sie weiterhin in U-Haft. Florian Becker, Geschäftsführer des Bard Colleges in Berlin, versprach am Mittwoch: „Wir werden nichts unversucht lassen, um Sara aus dem Gefängnis zu bekommen, damit sie ihr Studium fortsetzen kann, das sie sich so hart verdient hat.“

taz | 30.08.2018