Seit über einer Woche laufen in vielen Städten Algeriens heftige Demonstrationen gegen das Machtsystem des Landes. Die Proteste entzündeten sich an der Kandidatur des Präsidenten Bouteflika für ein 5. Mandat als Staatschef, aber weiten sich zu radikalen Manifestationen gegen das gesamte existierende wirtschaftlich-militärische System aus. In verschiedenen algerischen Städten fiel das Internet aus. Für heue Nachmittag und morgen werden Auseinandersetzungen auf der Straße erwartet.

In Paris fand eine Protestkundgebung statt, an der viele Harragas teilnahmen. Die Demonstrant*innen legten eine Schweigeminute für die ertrunkenen Boat-people ein. Viele Redebeiträge kamen von Harragas.

Rassemblement contre le 5e mandat en France : «Nous voulons un Président jeune pour une Algérie moderne»

La mobilisation contre le 5e mandat de Bouteflika commence à prendre en Europe. Hier, ce sont les Algériens de France qui ont organisé un rassemblement à Paris pour dire au «système dégage» et de «nous épargner la honte».

L’appel a été lancé par des Algériens sans étiquette partisane et des personnalités très influentes sur les réseaux sociaux, tels qu’Amir DZ, Farid Yaker et bien d’autres.

Munis de drapeaux algériens et berbères ainsi que de nombreuses pancartes, où l’on pouvait apercevoir la photo de Bouteflika malade barrée avec la phrase «Non au 5e mandat».

Les manifestants ont scandé plusieurs mots d’ordre hostiles au pouvoir algérien. «Bouteflika dégage, Ouyahia dégage, Sellal dégage, Saïd (frère du Président, ndlr) dégage, Toufik dégage…».

Donnant la parole librement aux participants, tous ont vilipendé un «régime gérontocratique qui a sucé le sang des Algériens et volé ses richesses.

Nous voulons un Président jeune pour une Algérie moderne». «Ceux qui ont donné leur sang en Novembre 1954 pour qu’on soit libres aujourd’hui ont été trahis. L’Algérie a été déshonorée par un pouvoir malade et inculte», a estimé un jeune intervenant, qui souhaite que la mobilisation touche d’autres villes européennes.

Postés sur la statue de la République, des jeunes, munis de drapeaux et de banderoles, n’ont pas cessé de lancer des slogans hostiles au pouvoir. «Bouteflika, le Marocain, il n’y aura pas un 5e mandat», «Khawa Khawa (frères frères), on va chasser la mafia», ou encore «Non à la honte du 5e mandat, le peuple ne veut ni Bouteflika ni Saïd».

«Nous refusons aussi le pouvoir des rangers»

De nombreux harraga (sans-papiers) ont participé au rassemblement de la place de la République. S’adressant directement à Ouyahia, un jeune a pris la parole pour dire : «Les harraga sont contre le 5e mandat. Tous les pays pensent que des Algériens arrivent chez eux pour des raisons économiques. En fait, c’est faux, nous sommes ici pour des raisons politiques.»

Et d’ajouter : «Personne ne choisit de quitter sa famille et ses parents de son plein gré. C’est vous (les décideurs algériens, ndlr) qui nous y avez poussés. Mais le jour viendra où l’on vous effacera de l’histoire. Vous voyez peut-être ce jour loin, nous, nous le voyons proche.»

Présent au rassemblement, le youtubeur  Amir DZ a également scandé des slogans contre le pouvoir algérien. «A bas les généraux. A bas le régime corrompu. Nous sommes contre tout militaire. Nous refusons le pouvoir des rangers.

Nous sommes pour un Etat démocratique.» Un autre jeune a pris le micro : «Ne laissez pas les militaires vous trahir et prendre le pouvoir comme en 1962. Nous sommes là pour la restitution de la dignité de l’Algérie.»

Après avoir observé une minute de silence pour les harraga emportés par la mer, les manifestants ont repris de plus belle leurs slogans. «Le peuple veut faire chuter le régime. Il n’y aura jamais de pardon.» Ils ont également exhorté les autorités françaises à ne pas soutenir un «régime corrompu et un mandat de la honte».

Militant associatif, Farid Yaker voit en la mobilisation des Algériens de Paris un début pour le changement. «L’espoir est en train de se lever. D’une manière pacifique. On veut voir la fin du calvaire. On veut retrouver une Algérie libre et démocratique. Il faut balayer ce pouvoir illégitime qui a hypothéqué l’avenir de nos enfants.»

A la fin, les participants ont rendu hommage à tous les jeunes qui se sont mobilisés contre le 5e mandat à Kherrata, Béjaïa, Sétif, Annaba, Oran et partout en Algérie contre la «mafia», avant de se donner rendez-vous pour un autre rassemblement dimanche prochain.

El Watan | 18.02.2019

Harragas und die Protestwelle in Algerien

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